247 Traquer les rêves pour s’émanciper de l’influence du monde astral

Lorsque l’individu perd sa conscience diurne pour entrer dans le sommeil des rêves, il peut en ressortir avec la mémoire d’images et d’impressions tenaces qui viennent le bouleverser à son réveil sans qu’il n’ait jamais préalablement consenti à être bouleversé de la sorte. Le bouleversement intime que l’individu expérimente à son réveil est le fruit d’un vécu fait d’étrangeté et de multiples impressions colorées débouchant sur un sentiment diffus d’avoir quelque part été dépossédé de lui-même. Ce sentiment de dépossession peut être vécu par l’individu comme s’il avait été victime d’une aventure nocturne dont il n’aurait décidé ni du scénario ni de l’issue et dont le déroulé pèse pourtant très lourd sur sa conscience quand il sort de sa nuit car il vient activer son émotivité et le placer en porte à faux avec lui-même dans une sorte d’incompréhension et par conséquent d’insécurité chaque fois renouvelée au fil des nuits. Ce faisant, l’individu ne bénéficie jamais réellement de ses nuits comme lieu et temps planétaire de régénération de sa conscience mais en subit plutôt les affres qui correspondent à l’effet de l’exercice du monde astral sur son mental et sur ses corps. Les influences astrales qui s’opèrent durant la nuit par le truchement des rêves sont tellement puissantes qu’elles maintiennent l’individu dans un état d’impuissance où il se voit spectateur des manipulations qu’il vit dans son sommeil. Et cela sans qu’à aucun moment, l’étrangeté, la domination, la magnétisation et le manque totale de clarté de ses songes nocturnes ne fassent l’objet d’une rébellion de l’égo vis-à-vis de ce qui lui laisse à son réveil le sentiment d’en avoir été le jouet. La banalisation des rêves comme vecteur de compréhension d’un subconscient qui n’est pas autre chose que l’accumulation du mémoriel involutif de l’humanité dans le mental de l’individu, l’a maintenu dans l’idée fausse qu’il devait s’en remettre aux profondeurs abyssales de son subconscient agissant dans ses nuits pour trouver les clefs d’un mieux-être dans le monde. Cette croyance a piégé l’individu dans un rapport d’inféodation à un univers nocturne qu’il a tenté de décoder par les moyens d’un symbolisme lui-même pris dans les mensonges de l’involution. Cette croyance a piégé l’individu dans un rapport d’assujettissement à une excroissance d’un monde imagé mal compris qui le magnétise chaque nuit pour créer en lui l’imposition de multiples impressions dont le facteur commun est de le ramener à un sentiment d’impuissance. Impuissance à sonder, impuissance à comprendre réellement au delà de toute croyance, impuissance à restaurer un rapport à lui-même qui soit libre de toutes chaînes karmiques le réduisant à la peur d’être au monde, à l’insécurité de ne pas bien faire, à la tristesse de ne pas pouvoir aboutir, voire à la terreur qui se récrée chaque nuit face à un monde qui est certes invisible, mais parfaitement tangible durant la nuit. Ce fossé d’incompréhension et d’absolue confusion qui crée les conditions d’une forme de hiérarchisation entre la conscience de l’individu et le monde des rêves doit être comblé par une lecture intelligente et radicale des rêves permettant à l’individu de cesser de se laisser influencer par ce qui, à travers eux, vient le polluer dans sa conscience. Pour cela, l’individu peut commencer par lever les lois d’impressions qui s’imposent à lui du fait de la magnétisation des vécus qu’il subit durant ses rêves. Il s’agit pour cela de renverser son rapport à la mémoire qu’il a de ses rêves en cessant de les relater comme il a l’habitude de le faire en décrivant ce qu’il a fait, subit, et vécu, à la troisième personne. En cessant de se décrire comme un spectateur d’un cinéma intérieur dont il a été l’acteur sans consentement pour commencer à statuer à la premier personne sur ce qui est aberrant, incompréhensible et inacceptable du point de vue de son intégrité, l’égo extériorise alors son sentiment de dépossession de lui-même et entre en communication avec les forces qui sont aux commandes de ses rêves pour lui laisser le goût continuel du monde astral dans ses corps. En extériorisant son désaccord absolu avec les aberrations qui le réduisent perpétuellement à une image étriqué de lui-même, l’égo se désimprègne des pollutions du monde astral qui tentent de l’infiltrer durant la nuit. En dirigeant son feu sur ces tentatives d’infiltration, l’égo renforce son intégrité, équilibre son rapport à la vie et cesse d’être le jouet des forces retardataires qui tentent par tous les moyens d’exploiter son ignorance face à l’occulte.

Sandrine Vieillard

Publié par svieilla

Je m'intéresse à la psyché humaine à la frontière du visible et de l'invisible. J'ai quitté en septembre 2022 mon poste de professeure de psychologie cognitive à l'université Paris Nanterre pour développer une approche de la conscience humaine en dehors des cadres académiques qui me sont apparus en phase d’effondrement. Depuis 2020, je me suis formée à différentes pratiques de soin et d'accompagnement dont certaines sont présentées sur ce site. Dans le même temps s'est dessinée l'obligation de percevoir et de comprendre qu'une nouvelle psychologie devait être déployée (comme beaucoup d'autres champs d'exploration dans l'humanité) au service de l'expansion des consciences humaines et qu'un vaste champ de savoir était à arracher à l'invisible pour en faire une science et non une croyance. Le but étant d'aller à la rencontre de ce qui est réel en chacun de nous. Ce site décrit par ailleurs les soins que je propose dans le cadre de mon activité identifiée sous le n° Siret 902 918 168 000 11.

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