199 Quand l’égo touche à la compréhension de sa dualité à la racine de ses souffrances intimes

Lorsqu’il est maintenu à l’arrêt du fait d’un évènementiel particulier qui s’impose à lui, l’égo peut sentir en lui une attente diffuse couplée à un trépignement interne qui créent un mouvement vers l’avant dont la retenue accentue les effets de ce trépignement intime qui devient alors une forme d’impatience difficile à supporter. Cette impatience est difficile à vivre car elle vient faire vibrer dans les corps de l’égo une impression de limitation de lui-même qui est rarement identifiée comme telle car rapidement balayée par le mouvement réflexe de l’égo de la soulager par la recherche et l’engagement dans l’action, c’est-à-dire par une fuite psychologique dans la dimension Yang de sa conscience. S’il y regarde de plus près, l’égo verra que ce réflexe le détourne de son contact profond avec la vastitude de sa dimension Yin qui constitue le terreau de sa plus subtile sensibilité marquée par la douleur originelle d’avoir été arrachée à elle-même, c’est-à-dire arrachée à sa source d’où elle puise son unité intégrale et parfaite mais non manifestée. Faire l’expérience d’elle-même dans la matière lui a valu d’être arrachée à son unité première. Cette expérience « forcée » de connaissance de soi qui est passée par la création d’une forme détachée du non manifesté, c’est-à-dire par l’expérience limitative d’un corps incarné devenant apte à opérer, grâce aux énergies Yang, avec les lois de la densité de la matière, jette l’égo dans cette conscience duelle d’être à la fois soutenu par un profond désir d’infinité et retenu par les paramètres sensoriels, émotifs, limitatifs de son corps terrestre. Cela créé les conditions d’une dualité intérieure qui est à la racine de beaucoup de souffrances intimes dès lors que l’égo n’en comprend pas l’origine. Dès lors qu’il touche à cette compréhension intérieure, qui n’est pas un acte de compréhension intellectuelle, l’égo peut alors ressentir en lui un autre mouvement, qui n’est plus un mouvement vers l’avant le condamnant à se fuir sans cesse, mais un mouvement d’unification intérieure à partir duquel les deux dimensions Yin et Yang de son être viennent converger au cœur de sa psyché et par résonance au cœur des cellules de son incarnation. L’égo cesse alors de subir cette dualité intérieure mais utilise tous les mouvements d’arrêt qu’il traverse pour convoquer en lui cette convergence qui lui donne la sécurité intérieure venue de sa compréhension profonde de sa nature cosmique dont l’essence descend progressivement, par les mouvements de sa conscience, dans la matière de son corps afin de faire advenir une nouvelle forme d’incarnation. Nouvelle forme d’incarnation qui ne peut plus se vivre comme une limitation de soi mais comme le support de plus en plus beau et parfait dans la forme du rayonnement d’une conscience intégrale.

Sandrine Vieillard

Publié par svieilla

Je m'intéresse à la psyché humaine à la frontière du visible et de l'invisible. J'ai quitté en septembre 2022 mon poste de professeure de psychologie cognitive à l'université Paris Nanterre pour développer une approche de la conscience humaine en dehors des cadres académiques qui me sont apparus en phase d’effondrement. Depuis 2020, je me suis formée à différentes pratiques de soin et d'accompagnement dont certaines sont présentées sur ce site. Dans le même temps s'est dessinée l'obligation de percevoir et de comprendre qu'une nouvelle psychologie devait être déployée (comme beaucoup d'autres champs d'exploration dans l'humanité) au service de l'expansion des consciences humaines et qu'un vaste champ de savoir était à arracher à l'invisible pour en faire une science et non une croyance. Le but étant d'aller à la rencontre de ce qui est réel en chacun de nous. Ce site décrit par ailleurs les soins que je propose dans le cadre de mon activité identifiée sous le n° Siret 902 918 168 000 11.

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