196 De la disparition du « je » psychologique à l’avènement d’une conscience universelle

L’ego qui traverse le processus graduel d’intégration du réel en lui et qui comprend que ce qu’il traverse est la pénétration d’une conscience universelle dans ses cellules ne peut plus dire « je » comme il le disait avant. C’est-à-dire qu’il ne peut plus dire « je » comme au temps où il se vivait exclusivement, dans son intériorité et vis-à-vis de l’extérieur, à partir des prémices de sa fausse personnalité fondée sur des croyances et des conditionnements de tout ordre fonctionnant comme des filtres de subjectivité limitée et limitante visant à interpréter les événements de sa vie. Le nouveau « je » qui émerge devient l’expression d’une individualité qui ne cherche plus aucune sécurisation psychologique ni justification pour établir son rapport avec lui-même et avec autrui. Il ne se donne plus aucune raison rationnelle ou émotive pour vivre et installer son verbe. Il n’a donc plus à revendiquer, à travers un « je » subjectif, quêteur, demandeur, vampirique, effrayé, fuyant ou dominateur une quelconque place dans ce monde. Il habite son corps, se sait et perçoit dans son environnement ce qui répond à l’intelligence du vivant en lui. Il ne fait de cette condition ni un objet de suprématie, ni un objet d’indifférence vis-à-vis d’autrui car l’initiation solaire qu’il traverse le contraint à disloquer en lui toute forme d’orgueil pouvant l’amener à établir un rapport de domination avec l’autre. Cet égo est avant tout intéressé à percer le mensonge en lui car c’est seulement à partir de son point d’assise individué, et incarné dans la matière, qu’il peut établir les conditions de s’extirper de tout ce qui limite sa perception et sa compréhension de ce qui est à la fois singulier et universel au sein de chaque être qui l’entoure. Cette étude permanente de lui-même pour corriger tout ce qui entache son rapport à lui et à l’autre, fait de cet égo une conscience qui comprend la totalité des expériences par lesquelles il passe comme étant des leviers à saisir pour ultimement intégrer le principe de l’amour universel et faire de son individuation, construite à travers un processus d’« anégoïsation », une assise permettant de manifester les conditions de l’harmonie dans ce monde.

Sandrine Vieillard

Publié par svieilla

Je m'intéresse à la psyché humaine à la frontière du visible et de l'invisible. J'ai quitté en septembre 2022 mon poste de professeure de psychologie cognitive à l'université Paris Nanterre pour développer une approche de la conscience humaine en dehors des cadres académiques qui me sont apparus en phase d’effondrement. Depuis 2020, je me suis formée à différentes pratiques de soin et d'accompagnement dont certaines sont présentées sur ce site. Dans le même temps s'est dessinée l'obligation de percevoir et de comprendre qu'une nouvelle psychologie devait être déployée (comme beaucoup d'autres champs d'exploration dans l'humanité) au service de l'expansion des consciences humaines et qu'un vaste champ de savoir était à arracher à l'invisible pour en faire une science et non une croyance. Le but étant d'aller à la rencontre de ce qui est réel en chacun de nous. Ce site décrit par ailleurs les soins que je propose dans le cadre de mon activité identifiée sous le n° Siret 902 918 168 000 11.

Un avis sur « 196 De la disparition du « je » psychologique à l’avènement d’une conscience universelle »

  1. et l’ouverture de cœur dans tout ça ? ne manque-t-il pas là l’essentiel ,sans quoi on se livre à une bataille sans fin. l’intelligence du principe de l’amour universel est une extraction ou imitation de l’ouverture du cœur réel qui seul change tout vraiment je pense. le reste est mortification , couper de l’amour ,non ?

    J’aime

Répondre à pillods Annuler la réponse.