297 L’ego face aux réflexes moralisateurs d’autrui

L’ego qui est mis face à la parole moralisatrice d’autrui peut vivre un sentiment intérieur d’écrasement lié à l’impression de ne pas avoir bien fait. Ce sentiment peut être accentué d’autant plus s’il se sent responsable des formes qu’il vit et l’imprégner ainsi d’un poids qui lui fait sentir qu’il n’est pas correct, qu’il aurait mal fait, qu’il n’est pas légitime. Cette mise à défaut de sa légitimé à être que vient faire vibrer la parole moralisatrice d’autrui alors que son propre mouvement part d’une bonne intention est une manipulation des plans pour tenter de réduire son intégrité. Elle maintient l’ego dans la situation intime de ne pas se sentir compris dans son intention et de devoir d’une manière ou d’un autre se justifier dans sa démarche. Cette forme d’inféodation à une parole moralisatrice qui s’exerce sur lui comme une autorité supérieure à sa conscience est une manière de brimer la liberté de l’ego à se manifester pleinement dans sa nature. Cette réduction de lui-même qui s’exerce par la moralisation venue d’autrui le réduit précisément parce qu’elle tente de le placer dans un vécu ou il vit l’impression de devoir se défendre pour exister. Cette mise au pied du mur est une piège occulte qui, par le malaise qu’elle engendre chez l’ego, le conduit à faire monter en lui la nécessité de faire valoir qui il est. Cette nécessité peut se manifester par la confrontation ou encore par la contrariété intime de se sentir si mal compris. Dans les deux cas, l’ego sent la division qui s’actualise entre lui et l’autre et/ou avec lui-même. Dans les deux cas, l’ego est poussé à la diffraction parce qu’il sent monter en lui à la fois la crainte que l’autre fait peser sur son intégrité et la révolte intime de ne pas être compris dans sa bonne intention. Ce faisant, l’ego peut, s’il n’y prend pas garde, vivre un sentiment de défiance et tomber à son tour dans le jugement, qu’il s’agisse d’autrui ou de lui-même. Ce travers psychologique déclenché par les réactions émotives d’un système nerveux conditionné à répondre de manière défensive à ce que l’ego croit être les causes de ce qu’il ressent, est surexploité par les forces descendantes qui s’exercent sur sa psyché. C’est souvent à partir des bonnes intentions de l’ego que les plans invisibles orchestrent des évènements qui le placent en porte à faux avec lui-même ou avec autrui pour lui faire vivre un sentiment de décalage qui crée la division. Or, c’est cette division intérieure que l’ego en évolution de conscience est conduit à identifier dans toutes ses facettes pour déjouer les pièges que la mécanique astrale et surmentale s’efforce d’exercer sur sa conscience. Pour cela, l’égo est amené à voir avec une extrême lucidité le jeu des entités qui tentent d’interférer sa communication avec autrui, ceci afin de déployer tout son feu de colère, non pas à l’endroit de l’ego qui lui fait face ou contre-lui même, mais directement en direction du théâtre occulte qui tente de l’entamer dans sa conscience. L’ego est alors conduit à dénoncer avec force et détermination l’aberration, la petitesse, la sournoiserie, la perversité avec laquelle la hiérarchie cosmique s’emploie à le réduire dans son identité. Dans sa révolte, l’ego peut ressentir le besoin impérieux de dénoncer la façon dont l’autre est instrumentalisé pour lui faire vivre la division. Il est conduit à renverser ces jeux qui ne font que perpétrer la séparation entre les êtres. Plus il le fait avec force, plus il éradique les logiques involutives qui empiètent sur l’harmonie et la paix vers lesquelles il tend. Plus il comprend son malaise intérieur comme étant le fruit d’une adhésion à la forme évènementielle dont il se sent responsable, plus il devient apte à utiliser l’énergie de son malaise à des fins d’émancipation psychique. Ce faisant, il devient capable de faire la distinction entre l’ego qui lui fait face et l’expression mensongère de ses paroles moralisatrices en comprenant que la conscience de celle ou celui qui s’exprime est exploitée par des forces retardataires visant à interférer dans la communication pour l’assujettir à un sentiment de lui-même qui n’est pas réel. Et c’est précisément lorsque l’ego commence à dénoncer ce qui n’est pas réel en lui qu’il se libère d’une hiérarchie astrale et surmentale archaïques visant à le maintenir dans le sentiment d’être petit face à la vie. Scient de ces lois d’impressions, l’ego peut alors faire voler en éclat les carcans psychologiques qui le verrouillent dans des formats réactionnels surannés. Il devient un égo qui sait comment conquérir sa liberté psychique. Il devient intelligent face à la vie.

Sandrine Vieillard

Publié par svieilla

Je m'intéresse à la psyché humaine à la frontière du visible et de l'invisible. J'ai quitté en septembre 2022 mon poste de professeure de psychologie cognitive à l'université Paris Nanterre pour développer une approche de la conscience humaine en dehors des cadres académiques qui me sont apparus en phase d’effondrement. Depuis 2020, je me suis formée à différentes pratiques de soin et d'accompagnement dont certaines sont présentées sur ce site. Dans le même temps s'est dessinée l'obligation de percevoir et de comprendre qu'une nouvelle psychologie devait être déployée (comme beaucoup d'autres champs d'exploration dans l'humanité) au service de l'expansion des consciences humaines et qu'un vaste champ de savoir était à arracher à l'invisible pour en faire une science et non une croyance. Le but étant d'aller à la rencontre de ce qui est réel en chacun de nous. Ce site décrit par ailleurs les soins que je propose dans le cadre de mon activité identifiée sous le n° Siret 902 918 168 000 11.

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