293 La mutation par l’inertie

Dans son initiation solaire, l’ego peut vivre un sentiment d’inertie qui le place dans une position où il sent un poids interne qui crée une impression de fixité associée à une tension diffuse qui lui fait sentir un degré plus ou moins grand d’inconfort. Dans cette situation, il arrive que l’ego se sente quasiment plaqué au sol par une force qui travaille ses corps et lui retire toute possibilité d’utiliser son énergie à d’autres activités que celle, totalement interne et silencieuse d’un point de vue extérieur, d’être mis en état de réceptivité vis-à-vis des énergies qui le pénètrent. Lorsque le degré d’inconfort est grand et que le processus à l’œuvre est incompris, l’ego peut s’inquiéter et vivre avec le sentiment de tomber dans une forme de vacuité qu’il pourrait assimiler à la dépression. Pour comprendre ce qu’il est en train de vivre, l’ego a besoin d’aller au delà de l’étiquette de la dépression et de l’égrégore stigmatisant qui lui est accolé pour capter et saisir le travail occulte de descente d’énergie qui s’actualise dans ses corps. Il doit en comprendre parfaitement la dynamique pour savoir comment gérer ces moments ou l’inertie s’abat sur lui pour exercer un processus de mutation interne. Par exemple, dès lors que l’ego s’inquiète, qu’il se questionne et qu’il colore par son interprétation psychologique l’état qu’il traverse, il ralentit le processus de mutation car il génère, par les pollutions mentales issues de la réflexivité de sa psyché, une couche d’énergie polarisée qui fait obstacle à la libre circulation de l’énergie solaire en lui. C’est pourtant la première chose que fait l’ego : se réfléchir en train de faire l’expérience d’un état d’inertie qui crée en lui un certain état de lourdeur et de vacuité qui rajoute à l’inconfort qu’il traverse. L’ego le fait spontanément car il se questionne. Il se questionne parce qu’il ne comprend pas ce qui lui arrive. Ou bien, s’il croit comprendre, c’est parce qu’il doute et appréhende de sombrer dans un état qui le prive des dispositions dans lesquelles il est lorsqu’il se sent léger et en maîtrise de lui-même. Si l’ego amorce un mouvement conscient et volontaire qui consiste à stopper sa tendance à se replier dans sa réflexivité qui le maintient dans un rapport de soumission à l’inertie qu’il vit, il peut alors changer radicalement sa perception et sa compréhension de ce qu’il traverse pour contacter la matière première des énergies qui viennent transmuter ses corps. Il lui suffit de changer de perspective psychique par rapport à ce que sa psychologie sent comme une menace pour en pénétrer les profondeurs. Cela demande de construire une contenance énergétique de plus en plus grande pour continuer à absorber l’énergie qui lui vient par l’inertie qu’il sent. En soit, l’inertie est une qualité d’énergie que l’ego est amené à scruter en long en large et en travers pour cesser de la craindre afin d’en faire un paramètre conscient de rapport à l’invisible qui s’établit alors par sa capacité à aller au delà des appréhensions psychologiques imposées par les formes de l’expérience. L’inertie est un état transitoire. Elle peut être très intense et faire croire à l’égo qu’elle est en mesure de l’écraser ou de l’emporter. En effet, elle fait peur parce qu’elle met l’égo face à un espace mental sans limite dont il ne connaît pas la nature et qui vient excéder ses repères habituels fondés sur les périmètres tangibles des actions qu’il entreprend à partir des paramètres fonctionnels de son corps physique. Sorti de ce cadre référentiel, la psyché de l’ego sort du connu pour s’aventurer dans un espace qu’elle n’a jamais investigué. Si l’ego cesse de céder à la peur que l’inertie tend à instiller en lui, cette dernière devient une matière énergétique que l’égo apprend à contenir au fur et à mesure des phases de mutation qu’il traverse dans son initiation solaire. À partir de là, l’inertie devient le marqueur du travail des forces de mutation en présence, elle ne suscite plus ni crainte, ni fascination. Elle est un état de mise au travail des corps subtils et de la psyché que l’ego apprend à gérer au fur et à mesure de son évolution. Cette gestion passe par la communication de l’ego avec les plans invisibles d’où proviennent les forces d’inertie. Dans cette exercice de communication, l’ego pourra reconnaître les effets de Saturne et apprendra à en contenir toutes les énergies pour absorber dans ses corps la polarité des formes limitantes, restrictives et structurantes que cette planète exerce sur sa programmation. C’est à partir de cette contenance que l’ego se verra petit à petit en mesure de construire son intégrité parfaite. C’est-à-dire de se construire une disposition psychique inaltérable vis-à-vis de tout ce qui tente d’instiller de la polarité en lui.

Sandrine Vieillard

Publié par svieilla

Je m'intéresse à la psyché humaine à la frontière du visible et de l'invisible. J'ai quitté en septembre 2022 mon poste de professeure de psychologie cognitive à l'université Paris Nanterre pour développer une approche de la conscience humaine en dehors des cadres académiques qui me sont apparus en phase d’effondrement. Depuis 2020, je me suis formée à différentes pratiques de soin et d'accompagnement dont certaines sont présentées sur ce site. Dans le même temps s'est dessinée l'obligation de percevoir et de comprendre qu'une nouvelle psychologie devait être déployée (comme beaucoup d'autres champs d'exploration dans l'humanité) au service de l'expansion des consciences humaines et qu'un vaste champ de savoir était à arracher à l'invisible pour en faire une science et non une croyance. Le but étant d'aller à la rencontre de ce qui est réel en chacun de nous. Ce site décrit par ailleurs les soins que je propose dans le cadre de mon activité identifiée sous le n° Siret 902 918 168 000 11.

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