288 L’archaïsme des esprits du plan surmental

Il existe sur le plan surmental un archaïsme radical des esprits que l’imprégnation, par la sphère de pouvoir qu’ils croient représenter, maintient dans une raideur et dans un agrippement à une identité qui n’est rien d’autre qu’une énergie de domination cherchant à s’exercer sur les égos incarnés pour continuer à assoir sa suprématie sur le plan matériel et conserver ce qui est envisagé comme unique paradigme d’évolution sur terre. Cette volonté de pouvoir dépourvue de perspective quant au réel de l’incarnation des égos s’est tellement cristallisée sur le plan surmental qu’elle a donné jour à des structures hiérarchiques surannées dont la pérennité se sent aujourd’hui menacée par les consciences qui ne peuvent plus être asservies à des structures patriarcales, froides et autosuffisantes que représentent les esprits archaïques. Ce mouvement de déplafonnement des consciences s’accompagne d’une très forte résistance de la part de ces esprits attachés à leur structure d’arrière garde. Cette résistance consiste pour eux à tenter de noyer les égos sous une pluie de pollutions mentales et d’évènements relationnels restrictifs, dévaluants et assujettissants pour conserver coûte que coûte la sphère de pouvoir à partir de laquelle ils orchestrent les évènements de la vie des égos. Cette structure de pouvoir a la particularité de magnétiser tous les égos qui, ayant réhabilité l’énergie de l’intelligence dans leurs corps, sont susceptibles, sans le savoir, de faire allégeance à cette énergie dont la puissance est suffisamment importante pour leur faire croire qu’ils détiennent une vision systémique et réelle de la vie mais qui au final s’exprime au détriment de l’énergie et de l’intégrité de l’autre. Les formes de domination qui s’exercent à partir du plan surmental utilisent toujours l’autre comme point de départ pour établir des divisions subtiles qui séparent les consciences, les fissurent, les vampirisent et leur enlèvent toute possibilité de s’inscrire dans une vision universelle de la conscience humaine. Les esprits archaïques du plan surmental agissent comme des empereurs tout puissants coupés d’un principe premier dont l’intelligence est supérieure à celle qui prévaut sur leur plan. Occupés à générer l’énergie Yang de leur feu, les esprits archaïques qui font leur entrée dans la matière par la fusion avec les corps de l’ego, touchent à une sensibilité de plus en plus fine qui leur permet de toujours mieux se définir dans la matière à travers le prisme de la sphère de pouvoir du plan surmental. Cette sensibilité de définition de soi demeure néanmoins coupée de la sensibilité qui permet de s’unifier à la conscience de l’autre pour faire cesser toute forme de domination, aussi subtile soit-elle, pouvant s’exercer sur lui. Les esprits ont besoin d’être instruits par les égos en évolution du fait qu’ils sont coupés d’un principe universel dont l’émergence nécessite une harmonisation avec l’énergie Yin des formes constituées dans la matière. Les esprits doivent apprendre impérativement à respecter le corps physique de l’ego dans leur descente dans la matière. Ils doivent cesser d’écraser le principe féminin de l’homme et de la femme incarné par le corps des femmes. Ils doivent apprendre à respecter la volonté de l’âme d’extérioriser jusqu’au bout, c’est-à-dire jusqu’à sa déchirure ultime, la somme monumentale de traumas accumulés au fil de l’histoire involutive de l’humanité. C’est en reconnaissant et en traversant leur propre déchirure manifestée par l’incomplétude de leur sensibilité que les esprits se sortiront de leur archaïsme. Ceux qui y résisteront serviront à d’autres de levier d’évolution pour y parvenir. En se déplafonnant de l’archaïsme du plan surmental, les egos seront en mesure d’établir de nouveaux paradigmes d’évolution car plus ils intègrent les énergies de leur esprit sans perdre de vue le principe de l’amour universel, plus ils sont en mesure de faire la révolution sur un plan dont les lois d’évolution ne conviennent plus au besoin d’expansion de leur conscience.

Sandrine Vieillard

Publié par svieilla

Je m'intéresse à la psyché humaine à la frontière du visible et de l'invisible. J'ai quitté en septembre 2022 mon poste de professeure de psychologie cognitive à l'université Paris Nanterre pour développer une approche de la conscience humaine en dehors des cadres académiques qui me sont apparus en phase d’effondrement. Depuis 2020, je me suis formée à différentes pratiques de soin et d'accompagnement dont certaines sont présentées sur ce site. Dans le même temps s'est dessinée l'obligation de percevoir et de comprendre qu'une nouvelle psychologie devait être déployée (comme beaucoup d'autres champs d'exploration dans l'humanité) au service de l'expansion des consciences humaines et qu'un vaste champ de savoir était à arracher à l'invisible pour en faire une science et non une croyance. Le but étant d'aller à la rencontre de ce qui est réel en chacun de nous. Ce site décrit par ailleurs les soins que je propose dans le cadre de mon activité identifiée sous le n° Siret 902 918 168 000 11.

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