286 Détruire le sentiment d’inconsistance de l’ego vis-à-vis des plans invisibles

La condition matérielle de l’ego pris dans le périmètre de son corps physique et dans le périmètre de son mental rationnel le place dans une position particulièrement piégeante de ne pas avoir une mesure de lui-même en dehors de l’expérience concrète qu’il fait de la vie par le biais de ses modalités sensorielles et par celui de son mental réflexif. Ces dispositions physiologique et psychique le prédisposent à vivre une expérience limitée de lui-même. Il sent cette limitation à tous les moments de sa vie, et bien qu’il ressente une brûlante aspiration à s’en extraire, il ne parvient pas à franchir les barrières invisibles qui le maintiennent dans sa condition terrestre où il vit les soubresauts de toutes les aberrations existentielles qui font obstacle à son expansion. Cette charge qui pèse sur sa conscience est comme un poids qui s’alourdit au fil du temps et qui instille un lui un sentiment d’impuissance qu’il vit à toutes les sauces et qu’il intériorise comme étant une condition normale de son incarnation. Le sentiment d’impuissance que l’ego vit dans la matière est le pendant du sentiment d’inconsistance qu’il vit à l’égard des éthers. Aussi longtemps que l’ego répond au sentiment d’impuissance par un réflexe de soumission, de blâme ou de dévaluation de lui-même, il demeure prisonnier de la lourde charge qui pèse sur sa conscience. Car en se soumettant à la vie dans un mouvement victimaire, en blâmant l’autre dans un mouvement de décharge immature, ou en se dévaluant dans un mouvement de total aveuglement et d’ignorance de lui-même, l’ego diffracte une énergie fondamentale qui le constitue, c’est-à-dire qu’il ne parvient pas à rassembler en lui et à contenir l’énergie de feu de son esprit pour faire éclater la charge qui pèse sur sa conscience et qui n’est rien d’autre qu’une masse d’énergie inerte qu’il nourrit chaque fois qu’il diffracte. Comprendre cela équivaut pour l’ego à prendre la seule et unique responsabilité qu’il a sur terre, à savoir d’entrer en contact avec le feu de son esprit pour faire cesser le jeu de l’impuissance organisée qui le réduit à un état d’imperfection le conduisant à vivre toutes les aberrations d’une existence où il souffre de cet état et fait souffrir autrui de vivre cela car ne sachant pas quoi faire de cette condition d’imperfection, il cherche inévitablement un coupable soit en la vie, soit en l’autre soit en lui-même pour lui faire porter la charge. La destruction du sentiment d’inconsistance vis-à-vis des plans invisibles est la destruction de son sentiment d’impuissance vis-à-vis des formes événementielles qu’il traverse et qui nourrissent ce sentiment profond de limitation et d’imperfection. C’est un saut en hauteur qui permet à l’ego de faire l’expérience d’une autre dimension de lui-même à partir de laquelle il établit un nouveau rapport à lui-même et à la vie. En cessant d’être inféodé à ce qui lui fait peur en écho à l’impuissance qu’il vit, l’ego perçe les plafonds de verre qui sont autant de voiles mis sur sa conscience pour l’empêcher de toucher à sa nature réelle. Pour faire cesser cet état d’inféodation, l’égo n’a pas d’autre choix que de faire éclater sa révolte à l’égard de ce qu’il ne capte ni par les moyens de ses modalités sensorielles, ni  par les moyens de son mental inférieur. Il est obligé de faire éclater une colère à l’endroit même où il n’a jamais osé s’aventurer autrement que dans un rapport de soumission spirituelle. Pour faire cesser son état d’inféodation, l’égo doit renverser un ordre hiérarchique qui a été subtilement institué et intériorisé dans son expérience planétaire pour lui faire croire que ce qui est invisible à ses sens et à son mental rationnel est supérieur à lui. Si l’ego commence à regarder de très près ce territoire qui ne se capte pas par les canaux habituels qui l’ont conditionné à un rapport matérialiste à la vie, il observera en lui l’effroi et la peur de franchir un seuil qui se présente comme un passage interdit. Comme un au-delà de soi qui vient fracturer la matérialité de ses corps habitués à se connaître uniquement sur la base des feedback sensoriels qu’il perçoit à partir de son environnement. Ce qui doit se fracturer en l’égo, ce n’est pas son corps physique mais toute la charge mémorielle accumulée dans ses corps qui lui rappellent à quel point il est petit. L’ego est amené à s’outrepasser pour arracher la substance de sa nature sur des plans de conscience que les enseignements spirituels ou religieux lui ont présentés comme étant inaccessibles, réservés à une élite ou conditionnés par une allégeance quelconque. Il est tant pour l’ego de cesser de se laisser impressionner par une mystification des plans invisibles que les forces retardataires exploitent pour le garder dans l’ignorance et maintenir leur suprématie sur sa conscience. 

Sandrine Vieillard

Publié par svieilla

Je m'intéresse à la psyché humaine à la frontière du visible et de l'invisible. J'ai quitté en septembre 2022 mon poste de professeure de psychologie cognitive à l'université Paris Nanterre pour développer une approche de la conscience humaine en dehors des cadres académiques qui me sont apparus en phase d’effondrement. Depuis 2020, je me suis formée à différentes pratiques de soin et d'accompagnement dont certaines sont présentées sur ce site. Dans le même temps s'est dessinée l'obligation de percevoir et de comprendre qu'une nouvelle psychologie devait être déployée (comme beaucoup d'autres champs d'exploration dans l'humanité) au service de l'expansion des consciences humaines et qu'un vaste champ de savoir était à arracher à l'invisible pour en faire une science et non une croyance. Le but étant d'aller à la rencontre de ce qui est réel en chacun de nous. Ce site décrit par ailleurs les soins que je propose dans le cadre de mon activité identifiée sous le n° Siret 902 918 168 000 11.

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