Tout ce qui crée du secret, du non dit ou de la rétention d’information entre deux êtres qui sont en relation est toujours l’exercice sournois des forces descendantes sur leur psyché. Cet exercice conduit les égos à se plier aux craintes de ne pas comprendre les pensées qui viennent envahir leur psyché et potentiellement les mettre en porte à faux vis-à-vis d’eux-mêmes et vis-à-vis d’autrui. Du fait de leurs insécurités face à cette incompréhension, les egos se donnent intimement raison de maintenir les voiles qui s’interposent entre leurs deux consciences, creusant un peu plus le sillon d’une croyance selon laquelle il n’y aurait pas de transparence possible sans qu’ils en aient à payer le prix. D’où la crainte récurrente qui maintient les égos dans des périmètres séparés et qui génère à terme une souffrance qu’ils croient devoir imputer à eux-même ou encore à celle ou à celui qui est en face d’eux. L’ego qui sort de son silence pour abattre l’influence des forces descendantes sur sa propre psyché n’a aucun prix à payer. Il se rend libre de l’influence perverse des plans invisibles sur sa psyché et commence à bâtir les conditions d’une transparence dans sa communication qui n’a jamais eu d’égal par le passé. Il sort des schémas connus et se construit sa liberté de vivre une relation fluide, saine et transparente dans la conscience intégrale de qui il est. De cette position, il peut rejoindre l’autre sans crainte et ouvrir avec lui le canal de communication de leur continuité de conscience.
Sandrine Vieillard