274 L’ego qui cartographie son territoire psychique

Lorsque l’ego s’observe pour corriger en lui les mécaniques psychologiques qui le maintiennent dans un rapport étriqué à la vie, il commence à agir sur un territoire psychique qui jusqu’alors était resté en prise aux influences continues d’un mémoriel traumatique qui n’est autre que l’accumulation de la mémoire involutive de l’humanité. Lorsqu’il commence à faire de sa propre psyché, non pas un terrain de réflexion de lui-même qui le fixe dans une identification aux influences de ce mémoriel, c’est-à-dire aux influences de l’astralité en lui, mais plutôt un terrain d’exploration qui le place en dehors de ces influences, l’ego change de paradigme. Il ne se fait plus prendre au piège de se croire constitué de ces influences mais devient au contraire celui qui examine les influences du monde astral sur ses corps pour en saisir les effets, en identifier les contours et en comprendre les fondements mémoriels afin de s’en extraire graduellement. Ce travail de l’ego équivaut à ne plus prendre pour argent comptant tout ce qui traverse son psychisme. Ce travail de l’ego consiste à cesser de subir les impressions qui en émerge. Il place l’ego dans un nouveau positionnement face à lui-même à partir duquel il cesse de croire que sa psyché est condamnée à demeurer un territoire ouvert aux quatre vents de forces qu’il ne perçoit pas directement par ses modalités sensorielles mais qui s’imposent à lui comme une puissance irréfutable se faisant passer comme supérieure à son entendement et à sa volonté. Cette force d’impression sur sa psyché est une mécanique occulte face à laquelle l’égo s’est toujours senti prisonnier parce que petit et impuissant. Lorsque l’ego commence à être éduqué à la compréhension que les impressions puissantes qu’il ressent dans sa psyché et qui viennent diminuer sa liberté d’être en paix face à qui il est et à ce qu’il fait dans la vie, sont un mensonge, il devient propriétaire de son territoire psychique. Il peut faire le ménage. L’ego peut ordonner, organiser et structurer un rapport à la vie qui change du tout au tout parce qu’il n’est plus assujetti aux mouvements de se laisser ballotter par ce qui pénètre son mental. Il cartographie son territoire psychique pour en faire le terreau d’une nouvelle conscience de lui-même. Cette nouvelle conscience s’appuie sur un discernement et une sensibilité de plus en plus fines qui donnent à l’ego de nouvelles perceptions capables de déjouer avec toujours plus de subtilités les pièges que cette mécanique occulte ancestrale tentent d’exercer sur lui pour le garder dans le giron de ce qu’il a toujours connu, à savoir le sentiment d’être un individu dépourvu de tout savoir sur lui-même et de toute possibilité de cesser d’être soumis aux aléas d’une existence qui lui fait peur. L’ego qui cartographie son territoire psychique part à la conquête de lui-même. Il renverse les forces d’impressions qui tentent d’exercer sur lui un rapport de domination extrême. Il se sort du bourbier mental dans lequel il a été pris toute sa vie. Il se donne de l’air. Il éradique la pourriture des choses mortes qui se sont accumulées dans ses corps et dans son mental dans le but de le faire tourner en rond dans le périmètre étroit de ses insécurités face à ce qui le dominait sur les plans invisibles. Tant qu’il est insécure, l’ego se voit dominé et permet à ce qui le domine de venir se nourrir à la source de ses peurs par l’exploitation intensive de toute l’énergie qu’il perd à se réfléchir. Dès que l’ego cesse de se réfléchir pour commencer à se définir vis-à-vis de ce qu’il croyait être plus fort que lui, il casse le cirque infernal de ce vampirisme sur sa psyché. Il comprend que la cartographie qu’il crée dans son territoire psychique est multi-directionnelle et qu’elle lui fait toucher une infinité qu’il n’avait encore jamais envisagé comme possible. Il sort de sa condition existentielle pour entrer de plein pied dans la vie.

Sandrine Vieillard

Publié par svieilla

Je m'intéresse à la psyché humaine à la frontière du visible et de l'invisible. J'ai quitté en septembre 2022 mon poste de professeure de psychologie cognitive à l'université Paris Nanterre pour développer une approche de la conscience humaine en dehors des cadres académiques qui me sont apparus en phase d’effondrement. Depuis 2020, je me suis formée à différentes pratiques de soin et d'accompagnement dont certaines sont présentées sur ce site. Dans le même temps s'est dessinée l'obligation de percevoir et de comprendre qu'une nouvelle psychologie devait être déployée (comme beaucoup d'autres champs d'exploration dans l'humanité) au service de l'expansion des consciences humaines et qu'un vaste champ de savoir était à arracher à l'invisible pour en faire une science et non une croyance. Le but étant d'aller à la rencontre de ce qui est réel en chacun de nous. Ce site décrit par ailleurs les soins que je propose dans le cadre de mon activité identifiée sous le n° Siret 902 918 168 000 11.

Laisser un commentaire