269 Vaincre psychiquement les oppositions de l’existence

Chaque fois que l’ego vit une opposition, il vit une descente d’énergie qu’il a, lorsqu’il n’est pas encore conscient du jeu des plans invisibles qui s’exercent sur sa conscience, beaucoup de difficulté à absorber parce que ses corps physique et subtils encore pénétrés des voiles involutifs du mémoriel traumatique de l’humanité, vibrent à la valeur polarisée de cette descente d’énergie. Ce faisant, l’ego se fait piéger dans un vécu émotif qui le place psychiquement face à l’existence de telle façon à ce qu’il se sente diminué, impuissant, meurtri, coupable, ou encore victime de l’évènement. L’ego peut sentir la forme oppositionnelle dont il fait l’expérience comme un barrage infranchissable qui annihile en lui toute possibilité de s’actualiser dans son mouvement vital et dans sa volonté. Il est brimé. Il est réduit à néant dans sa conscience. Dès cet instant, il perd pied et se met à avoir peur. Cette appréhension joue un rôle majeur dans la paralysie que vit l’ego face aux oppositions qui lui sont présentées. Elle le dissuade immédiatement d’envisager toute autre voie que celle qui consiste à se résigner, à ravaler sa colère, à diffracter sa colère contre son environnement ou encore à positiver une situation qui se répètera immanquablement. La peur que l’ego entretient vis-à-vis de ce qui le brime vient de la croyance que les formes de l’existence qui tentent de l’impressionner par les oppositions qu’elles lui font vivre sont indépassables. Cette crainte s’encre dans le mémoriel mensonger involutif de l’humanité qui s’est cristallisé dans ses corps. Elle lui rappelle tous les vécus d’impuissance expérimentés par les femmes et les hommes de ce monde au cours des siècles et s’impose alors, par la rationalisation du mental inférieur de l’égo, comme la seule grille de lecture plausible de l’existence. Grille de lecture qui équivaut, pour l’ego, à accepter sa petitesse face à la vie. Tant que l’ego se maintient dans cette grille de lecture puissamment relayée et nourrie par tous les vecteurs culturels, sociaux, politiques, scientifiques, et religieux, il se laisse dominé par des lois qu’il ne comprend pas du fait d’être prisonnier d’un rapport à la vie où la règle énoncée consiste à tenter de résoudre les formes de la vie par la rationalisation plutôt que de comprendre ce qui se cache derrière elles. Ce qui se cache derrière les formes oppositionnelles est une orchestration de l’esprit visant à faire vivre à l’ego des chocs de l’existence propres à créer en lui un tel vécu d’aberration, une telle exaspération vis-à-vis de ce qu’il expérimente sur cette planète qu’il en vient à faire jaillir de lui un feu lui permettant de réaliser une percée qui l’extirpe de tout réflexe consistant à rationaliser pour projeter sa colère contre lui-même, contre autrui ou contre la forme de l’évènement. Cette percée est la pénétration de la conscience de l’ego dans d’autres sphères que celle à laquelle il a été assujetti toute sa vie. Cette percée le met directement en communication avec les forces qui exploitent des lois d’impression pour le diminuer dans sa conscience. Dès cet instant, l’ego est en mesure d’actualiser sa volonté de ne plus se laisser réduire par ce qui s’est fait passer pour plus grand que lui. Il entre dans une étape de sa vie ou il apprend à utiliser le feu de sa colère pour le diriger vers ce qui, dans les plans, tente de le maintenir dans sa prison mentale pour mieux se nourrir de l’énergie qu’il perd lorsqu’il la diffracte par ses réflexes psychologiques. À partir de ce moment, l’ego devient une conscience capable de ne plus se laisser réduire par les obstacles de la vie. Il devient capable d’accumuler l’énergie qu’il ne perd plus en se lamentant sur son sort pour en faire un levier puissant lui permettant d’actualiser une vision de la vie qui soit à la mesure de sa conscience devenue libre.

Sandrine Vieillard

Publié par svieilla

Je m'intéresse à la psyché humaine à la frontière du visible et de l'invisible. J'ai quitté en septembre 2022 mon poste de professeure de psychologie cognitive à l'université Paris Nanterre pour développer une approche de la conscience humaine en dehors des cadres académiques qui me sont apparus en phase d’effondrement. Depuis 2020, je me suis formée à différentes pratiques de soin et d'accompagnement dont certaines sont présentées sur ce site. Dans le même temps s'est dessinée l'obligation de percevoir et de comprendre qu'une nouvelle psychologie devait être déployée (comme beaucoup d'autres champs d'exploration dans l'humanité) au service de l'expansion des consciences humaines et qu'un vaste champ de savoir était à arracher à l'invisible pour en faire une science et non une croyance. Le but étant d'aller à la rencontre de ce qui est réel en chacun de nous. Ce site décrit par ailleurs les soins que je propose dans le cadre de mon activité identifiée sous le n° Siret 902 918 168 000 11.

Laisser un commentaire