256 L’intellect de l’ego est anti-lumière

L’ego doit savoir que tout est utilisé en lui, et notamment ici son intellect, pour le plafonner dans le processus de réhabilitation de ses énergies pré-personnelles. L’ego doit parvenir à la compréhension que l’hyper mentalisation qui a structuré son rapport à lui-même et son rapport au monde durant la période involutive de son expérience planétaire lui a servi de réflecteur extrêmement sophistiqué pour évaluer la qualité de son expérience. Ainsi, l’ego est devenu extrêmement perfectionné pour s’engager dans une métacognition dont la propriété principale est de lui permettre de se créer un sentiment d’exister à travers les qualifications qu’il colle aux sentiments plus immédiats qu’il traverse dans son rapport à l’existence. Fort de cette faculté, l’ego bâtit sa conscience à partir de ces prémisses. Il bâtit sa conscience identitaire qui fonctionne par réflexion permanente de lui sur lui-même. Cette boucle réflexive lui donne la puissante impression que c’est lui qui pense, l’enfermant alors dans la forteresse d’un mental qui prend comme mesure les expériences du passé pour qualifier les expériences actuelles ou celles à venir. L’ego le fait spontanément car la boucle de réflexion qui agit en lui s’est à ce point imprimée en lui qu’elle entraîne avec elle toute la mécanique biologique du corps dont les réactions nerveuses et hormonales qui sous-tendent l’émotivité de l’individu viennent vibrer au diapason de la boucle fermée de l’auto-évolution continuelle qu’il vit sans jamais la remettre en cause. Ainsi, l’hyper rationalisation et l’émotivité de l’ego jouent ensemble et viennent s’alimenter mutuellement pour construire une architecture mentale dont les aspects délimitatifs et donc limitatifs permettent à l’ego de faire coïncider ce qu’il croit être la finitude de son corps physique à ce qu’il croit être la finitude de sa structure mentale. L’ego s’identifie donc à la fois à cette trame mentale et à son corps dont les expériences limitantes lui font revivre en boucle les paramètres exacts de la trame mentale qu’il s’est construite. L’entièreté de la boucle est bouclée. L’ego se retrouve piégé dans sa condition existentielle et ne sait pas comment en sortir. Dans son insécurité causée par son besoin de se sécuriser dans le périmètre de cette trame mentale qui est réactivée à longueur de temps dans sa vie quotidienne comme un conditionnement pavlovien, l’ego met en doute tout ce qui ne coïncide pas avec sa structure interne. Il le met en doute et se noie potentiellement dans des interrogations sans fin car il ne parvient jamais à résorber cette tension en lui qui lui fait percevoir qu’il ne peut pas dans l’absolu se résoudre à être réduit à sa condition planétaire involutive telle qu’il la vit. Condition planétaire qui a généré en lui tellement de souffrances, de ruptures, d’incompréhensions, de sentiments d’impuissance, de limitations que cette base expérientielle traumatique est devenue le référentiel à partir duquel l’ego se qualifie lui-même dans le jeu pervers de la boucle mentale qu’il subit dans sa tête. Ce faisant, il ne parvient pas à sortir de cette défiance de lui-même dans sa capacité à incarner autre chose qu’un être déchu ou sans destin. Cela lui colle à la peau, comme une forme de misérabilisme qu’il porte depuis des lustres et qui pèse sur la totalité de ses corps. Pour sortir de cette boucle de l’intellect qui tente toujours de ramener l’expérience et les ressentis de l’ego dans le giron du passé pour saboter ses tentatives d’expansion, l’ego doit cesser de se réfléchir. C’est-à-dire qu’il doit cesser de donner préséance aux pensées qui lui viennent pour interpréter psychologiquement sa vie. Moins il interprète psychologiquement sa vie selon les prémisses de sa structure mentale inférieure, mieux il se porte car il cesse de donner le champ libre à la pluralité des polarisations qui encombrent son mental pour le rendre prisonnier d’une dualité qu’il a toujours connu comme étant sa plus grande limitation sur terre.

Sandrine Vieillard

Publié par svieilla

Je m'intéresse à la psyché humaine à la frontière du visible et de l'invisible. J'ai quitté en septembre 2022 mon poste de professeure de psychologie cognitive à l'université Paris Nanterre pour développer une approche de la conscience humaine en dehors des cadres académiques qui me sont apparus en phase d’effondrement. Depuis 2020, je me suis formée à différentes pratiques de soin et d'accompagnement dont certaines sont présentées sur ce site. Dans le même temps s'est dessinée l'obligation de percevoir et de comprendre qu'une nouvelle psychologie devait être déployée (comme beaucoup d'autres champs d'exploration dans l'humanité) au service de l'expansion des consciences humaines et qu'un vaste champ de savoir était à arracher à l'invisible pour en faire une science et non une croyance. Le but étant d'aller à la rencontre de ce qui est réel en chacun de nous. Ce site décrit par ailleurs les soins que je propose dans le cadre de mon activité identifiée sous le n° Siret 902 918 168 000 11.

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