246 Tout ce qui ramène l’égo à son cadre d’identification

Tout ce qui ramène l’égo à lui-même dans un mouvement de réflexion, de réaction, de dialogue intérieur entre plusieurs voix ou encore de doutes et d’interrogations est un mouvement circulaire qui piège littéralement sa conscience dans un périmètre étriqué d’expériences où il se voit coupé des principes supérieurs à partir desquels il peut dépasser sa condition planétaire. Pour sortir de la routine d’un sentiment de lui-même qui varie d’une heure à l’autre selon les énergies qui viennent s’infiltrer en lui par l’entremise des jeux d’influence qui s’exercent tout autour de lui mais aussi en lui par résonance, l’égo doit être capable de devenir l’observateur de sa vie pour cesser de consentir à se laisser submerger par toutes ces sources extérieures qui viennent imprimer en lui leur marque. Car lorsque l’égo se laisse envahir de la sorte, il confond graduellement qui il est avec ce qui vient l’envahir. Par conséquent, il s’identifie aux couleurs intérieures et aux impressions qui viennent l’emprisonner pour nourrir sans le savoir le sentiment d’être déterminé par elles. L’égo demeure ainsi dans l’illusion de sa vie. Il est comme un mouton qui se laisse tondre la laine sur le dos sans comprendre qu’il se fait déposséder de son intégrité. Ce phénomène de dépossession est souvent associé à une forme d’anesthésie mentale qui se traduit par un manque de volonté. Ce manque de volonté se traduit souvent chez l’égo par une inertie, une lassitude, une fatigue ou un sentiment de ne pas pouvoir parvenir à renverser ce qui l’assaille, comme un aveu d’impuissance. Or, tout ce qui fait croire à l’égo qu’il est impuissant est un mensonge. Il doit le savoir. Quand bien même il manquerait d’énergie vitale pour le traduire par une montée de feu à l’endroit des plans invisibles, le discernement de l’égo doit devenir le ciment de sa capacité à ne pas se laisser berner. Pour cela, il lui faut parler, parler à ce qui veut pénétrer sa psyché, parler, définir, identifier, s’adresser, regarder droit dans les yeux la bête invisible qui veut lui faire croire qu’il ne parviendra pas à renverser la puissance de magnétisation des plans astral et surmental sur sa conscience. En parlant de la sorte, l’égo brise alors l’épais rideau que les plans tissent chaque jour pour maintenir opaque ce qui s’est toujours présenté à lui comme occulte. En parlant ainsi, l’égo met à jour l’occulte et cesse d’en être le pantin. En parlant aux plans invisibles, l’égo fait advenir la clarté qu’il lui faut pour définir sa vie et savoir qui il est. En parlant, l’égo comprend enfin qu’il s’agit pour lui de cesser de craindre l’invisible pour commencer à renverser les lois de subordination qui l’ont toujours maintenu dans cette impression d’être petit face à une existence qu’il ne comprend pas. Un égo qui parle à l’invisible est un égo qui décide de comprendre sa vie. C’est un égo qui décide de restaurer et manifester ce qu’il sait de lui. Un égo qui parle à l’invisible est un égo qui comprend que la révolution qu’il doit mener pour se libérer de sa condition se situe sur des plans qui lui ont toujours été présentés comme hors de portée. Un égo qui fait ce pas s’extrait alors de sa condition d’esclave face à un plus grand que lui.

Sandrine Vieillard

Publié par svieilla

Je m'intéresse à la psyché humaine à la frontière du visible et de l'invisible. J'ai quitté en septembre 2022 mon poste de professeure de psychologie cognitive à l'université Paris Nanterre pour développer une approche de la conscience humaine en dehors des cadres académiques qui me sont apparus en phase d’effondrement. Depuis 2020, je me suis formée à différentes pratiques de soin et d'accompagnement dont certaines sont présentées sur ce site. Dans le même temps s'est dessinée l'obligation de percevoir et de comprendre qu'une nouvelle psychologie devait être déployée (comme beaucoup d'autres champs d'exploration dans l'humanité) au service de l'expansion des consciences humaines et qu'un vaste champ de savoir était à arracher à l'invisible pour en faire une science et non une croyance. Le but étant d'aller à la rencontre de ce qui est réel en chacun de nous. Ce site décrit par ailleurs les soins que je propose dans le cadre de mon activité identifiée sous le n° Siret 902 918 168 000 11.

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