240 La pénétration des énergies pré-personnelles dans l’égo

L’engorgement, dans les corps physique et subtil de l’égo, de toutes les nourritures astrales qu’il ingère psychique et physiquement est un brouillage fréquentiel qui fait obstacle à sa capacité à absorber la lumière de son savoir pré-personnel. La pénétration de lumière cherche pourtant à s’établir par tous les moyens possibles. La lumière tente souvent de se frayer un chemin à travers ce que l’égo vit comme étant un empêchement à sa volonté égotique, empêchement qu’il ne sait pas envisager autrement que par une interprétation psychologique qui le conduit à faire de cet empêchement une source de dévaluation, de victimisation ou de critique systématique vis-à-vis de ce qu’il croit être la cause de son expérience. Ce mouvement interprétatif immédiat, qui le fige dans un rapport polarisé à l’événement, est un réflexe subjectif puissant de diffraction de l’énergie pré-personnel qui consiste, pour l’égo, à se réfléchir, c’est-à-dire à utiliser les référentiels mémoriels enregistrés dans sa conscience pour donner une valeur à ce qu’il vit et à croire la valeur qu’il attribue à l’évènement pour tenter de comprendre ce qu’il vit. Cette tentative de compréhension de l’égo est irrépressible parce que c’est à travers le référentiel rationnel et émotif issu du mémoriel de ses propres corps que l’égo se donne la seule identité qu’il se connaisse et à travers laquelle il se croit reconnu, à savoir sa personnalité. Ce mouvement irrépressible est d’autant plus puissant qu’il est relayé par toute la mécanique biologique des réactions de son système nerveux qui viennent colorer ce que l’égo vit intimement dans son corps physique. Ainsi, non seulement l’égo est identifié à sa personnalité, mais il est également complètement identifié aux impressions dont son corps physique se fait le relai permanent, envoyant à sa conscience involutive des signaux qui viennent potentiellement réactiver le mémoriel en lui pour le faire réagir émotivement et lui fournir la rationalisation nécessaire pour qu’il se donne raison de réagir comme il réagit. Parmi les impressions que l’ego peut ressentir dans son corps physique figurent celles qui s’actualisent directement en lien avec le corps astral de l’individu, c’est-à-dire avec son corps émotionnel façonné par le mémoriel cristallisé dans ses cellules. Figurent également des ressentis qui manifestent la volonté de l’âme d’aller à la source de son essence cosmique. Les premières constituent la prison émotive illusoire de l’égo alors que les secondes manifestent l’expression de ce qui en lui pousse à la solarisation atomique des cellules de son corps physique. Une possible difficulté de l’égo est de distinguer ces deux versants qu’il ne parvient pas à identifier immédiatement car cette distinction nécessite une perception sensible subtile à laquelle ses corps, lorsqu’ils sont encombrés par l’engorgement astral, n’accèdent pas encore. Le raffinement graduel de la sensibilité de l’égo, qui est concomitant de l’absorption et de la contenance de ses énergies non diffractées dans ses corps, lui permet alors d’entrer progressivement en contact avec les énergies de sa propre déchirure, c’est-à-dire avec les émotions qui, en lui, rejouent les traumas d’une expérience de division absolue correspondant à la chute de l’âme dans la matière. Lorsque l’égo parvient à vivre ce contact sans colorer psychologiquement son expérience par une interprétation subjective émotive et rationnelle qui vient créer la diffraction, il peut alors plonger plus profondément dans l’immensité de son univers sensible et en faire une conscience élargie de sa nature réelle. Avant de se rapprocher de ces énergies du principe de l’amour universel, l’égo est amené à effectuer un premier travail de désencombrement psychique fondé sur sa capacité à brûler mentalement toutes les pensées qui l’envahissent et viennent colorer son monde intérieur. Cette absorption, qui rapproche l’égo des énergies pré-personnelles de son esprit, se traduit par un changement vibratoire parfaitement tangible qu’il peut mesurer par les modifications qui s’opèrent en lui dans le fait de se sentir moins assujetti aux charges mentales (pensées, égrégores, émotivité,…) qui viennent habituellement prendre possession de lui lorsqu’il n’est pas positionné dans son centre. Ce changement vibratoire ne s’apparente pas à un sentiment de soulagement qui émergerait après une peur ou une inquiétude, car le soulagement demeure un état psychologique, mais correspond plutôt à un état interne où l’égo peut sentir qu’il prend davantage assise en lui-même sans se laisser impressionner par les pensées ou les sentiments qui se présentent à lui. Ce changement vibratoire que l’égo vit est un déconditionnement progressif des lois d’impression qui viennent influencer sa psyché. Lorsque ce changement commence à s’opérer, l‘ego le sent, il le sait. Il ne le réfléchit pas. S’il le réfléchit, il retombe dans un piège égotique d’évaluation de ce qu’il vit fondé sur des systèmes de valeur que sa personnalité involutive a jusqu’alors utilisés comme référentiel de vie. S’il réfléchit son savoir, l’égo s’expose, par ses rationalisations, à douter de ce qu’il sait et à vivre de nouveau l’insécurité que ce doute génère en lui. Il entre alors dans la phase d’épuration du doute qu’il doit traverser pour parachever son contact avec l’invisible.

Sandrine Vieillard

Publié par svieilla

Je m'intéresse à la psyché humaine à la frontière du visible et de l'invisible. J'ai quitté en septembre 2022 mon poste de professeure de psychologie cognitive à l'université Paris Nanterre pour développer une approche de la conscience humaine en dehors des cadres académiques qui me sont apparus en phase d’effondrement. Depuis 2020, je me suis formée à différentes pratiques de soin et d'accompagnement dont certaines sont présentées sur ce site. Dans le même temps s'est dessinée l'obligation de percevoir et de comprendre qu'une nouvelle psychologie devait être déployée (comme beaucoup d'autres champs d'exploration dans l'humanité) au service de l'expansion des consciences humaines et qu'un vaste champ de savoir était à arracher à l'invisible pour en faire une science et non une croyance. Le but étant d'aller à la rencontre de ce qui est réel en chacun de nous. Ce site décrit par ailleurs les soins que je propose dans le cadre de mon activité identifiée sous le n° Siret 902 918 168 000 11.

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