L’extrême subtilité de l’action des forces occultes sur la psyché de l’égo se manifeste par l’exploitation systématique et continue des innombrables formes de l’existence dans lesquelles l’égo se plonge sans recul et par lesquelles il se retrouve complètement absorbé par la polarisation que ces formes exercent à plein régime sur sa conscience. Cette polarisation puissante et constante qui s’infiltre en lui comme sur un territoire ouvert aux quatre vents actionne toute la mécanique mentale et biologique d’appréciation et de répulsion qui place alors l’égo dans une constante réflexion de lui-même. Dès cet instant, l’égo est pris au piège des intrusions parasitaires des formes connues du plan astral qui déclenchent en lui toujours la même gamme d’émotivité qu’il connaît et reconnaît sans jamais savoir comment s’en sortir. Cette gamme subtile et très pernicieuse se colle à l’ego pour lui faire croire qu’elle constitue sa vie intérieure et par extension la nature même de son identité. Or, cette identité factice et mensongère le dépossède en permanence de sa centricité. La subtilité du pouvoir des forces occultes sur l’individu se situe dans la normalisation d’un climat intérieur que l’égo ne remet pas en question parce qu’il est soumis à lui depuis si longtemps qu’il a oublié qu’il pouvait ressentir autre chose que cet encombrement mental et émotif qui lui colle à la peau mais dont il ne sait pas quoi faire. Cette charge intérieure, cette lourdeur, cette colonisation de ses corps peut être à ce point tenace et puissante que l’égo se voit agir dans le monde comme s’il était en quête d’un soulagement qu’il tente d’obtenir par les actions qu’il entreprend ou par les croyances qu’il nourrit mais qu’il ne parvient jamais a stabiliser afin d’être réellement en paix. L’acharnement des forces astrales sur la psyché humaine doit être identifié et parfaitement compris pour faire cesser les intrusions que l’égo vit quotidiennement. Pour ce faire, l’égo a besoin de sortir de son réflexe consistant à fuir l’inconfort de cette colonisation à travers les formes que cette dernière lui tend précisément pour qu’il s’y perde de nouveau. Il a besoin de faire un arrêt sur image pour prendre la mesure de qui le meut intérieurement afin d’exercer son discernement et briser en lui tout ce qui vient le happer ou venir siphonner son énergie. Cet exercice de discernement devient avec le temps comme une seconde nature que l’égo substituera progressivement au mouvement inconscient de se jeter dans la forme sans comprendre l’occulte qui est derrière. Il apprendra ainsi à cesser de se faire magnétiser par la polarité de la forme. C’est-à-dire qu’il apprendra avec le temps à ne plus voir ses corps vibrer à n’importe quel kidnapping astral opéré sur sa conscience. L’égo fera cet apprentissage parce qu’il comprendra que sa capacité à s’extraire de son état d’assujettissement à ce qui fait la pluie et le beau temps dans sa tête détermine l’accès à sa liberté psychique et à son intégrité.
Sandrine Vieillard