219 La femme qui cesse de douter d’elle-même dans l’amour qu’elle manifeste

Dans le doute perpétuel que la femme vit en lien avec les oppositions systématiques qu’elle subit du fait de ne pas pouvoir actualiser son amour tel qu’elle le sait, elle arrive à un stade où elle peut se faire happer par la croyance qu’elle n’aime pas correctement, qu’elle ne sait pas aimer, ou encore qu’elle n’aime pas suffisamment. Cette croyance qui crée les conditions d’une dévaluation d’elle-même peut s’instiller en elle parce qu’elle est sans cesse mise face à l’impossibilité de se manifester dans l’intégralité de qui elle est et de ce qu’elle sait. Cette croyance la déplace alors de son centre et la dépossède d’un savoir universel qu’elle contient en elle mais qui est sans cesse bafoué par les mouvements retardataires qui s’expriment en dehors d’elle et en elle. Cette condition schizophrénique peut lentement réduire la femme à se mettre en opposition face à tout ce qui lui fait mal ou au contraire à s’y soumettre dans une forme de renoncement d’elle même. Dans les deux cas, la femme se voit retirer sa légèreté, sa beauté et son intégrité qui font la puissance de son identité de femme. Maintenue dans une fausse identité que lui renvoie l’extérieure et dans la gravité de se sentir blessée en permanence de ne jamais être vue et reconnue pour ce qu’elle est, la femme se coupe d’elle-même et ressent une telle impuissance qu’elle se met à douter encore de sa légitimité à vivre en elle cette puissance qu’elle est la seule à pouvoir et à devoir faire advenir. Non pas pour écraser les hommes ou les femmes qui l’entourent, mais pour asseoir cette puissance à un autre niveau que la forme des évènements qu’elle subit en permanence. La femme doit être consciente que son discernement est le levier magistral de propulsion en dehors de tout assujettissement vis-à-vis des forces qui, à travers ses relations ou les évènements qu’elle traverse, veulent la réduire à ce qu’elle n’est pas. La femme n’a pas à douter de son amour car elle est naturellement irriguée dans sa conscience par ce principe. Elle doit plutôt être la gardienne de la grandeur de son amour en utilisant son verbe pour dénoncer et renverser les mensonges qui s’abattent quotidiennement sur elle. Elle ne le fait pas en se sentant victime de la vie. Elle ne le fait pas en se réfléchissant pour convaincre l’autre avec la croyance de détenir une vérité. Elle le fait dans la volonté de celle qui, une fois qu’elle a goûté à son essence, est résolument et irrémédiablement tournée vers sa définition identitaire pour manifester l’amour tel qu’elle le sait. Dans son assise intelligente et lucide, elle ne peut alors plus se laisser enfermer dans quelque forme d’hystérisation que ce soit car elle sait à présent comment s’extraire de ce qui, dans l’histoire de l’humanité, l’a condamnée à se croire folle tellement la sensibilité ultime et infinie qu’elle sentait en elle a été outragée par la négation absolue de ce qui a pris autorité sur elle. Cet ère est révolue. La femme doit à présent prendre sa place pour honorer son intelligence et s’ouvrir à une relation où l’homme, devenu son allié, bénéficie dans une circulation d’énergie parfaite, de sa sensibilité, de sa légèreté et de sa beauté.

Sandrine Vieillard

Publié par svieilla

Je m'intéresse à la psyché humaine à la frontière du visible et de l'invisible. J'ai quitté en septembre 2022 mon poste de professeure de psychologie cognitive à l'université Paris Nanterre pour développer une approche de la conscience humaine en dehors des cadres académiques qui me sont apparus en phase d’effondrement. Depuis 2020, je me suis formée à différentes pratiques de soin et d'accompagnement dont certaines sont présentées sur ce site. Dans le même temps s'est dessinée l'obligation de percevoir et de comprendre qu'une nouvelle psychologie devait être déployée (comme beaucoup d'autres champs d'exploration dans l'humanité) au service de l'expansion des consciences humaines et qu'un vaste champ de savoir était à arracher à l'invisible pour en faire une science et non une croyance. Le but étant d'aller à la rencontre de ce qui est réel en chacun de nous. Ce site décrit par ailleurs les soins que je propose dans le cadre de mon activité identifiée sous le n° Siret 902 918 168 000 11.

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