191 L’individu qui fait taire en lui le sentiment d’être coincé par la vie

L’individu doit savoir qu’ultimement, il n’est jamais coincé par une situation. Jamais. Ce sont les pensées qui viennent configurer en lui le sentiment d’être coincé à partir de toutes les mémoires involutives qui vibrent dans ses corps physique et éthérique. Dans une situation où l’individu se sent coincé, la forme de l’évènement lui apparaît toujours comme matériellement et subjectivement plausible précisément parce la forme de cet évènement est parfaitement calibrée pour venir réveiller ses propres failles psychologiques. Ainsi, la forme de l’événement entraîne toujours avec elle un agrégat de mémoriels auquel les corps de l’individu vibrent à plein régime et dont l’architecture produit un scénario singulier totalement ajusté à ses limitations mentales et affectives. Cela suffit la plupart du temps à générer dans la tête de l’individu toutes les émotions en lien avec le sentiment d’être coincé dans une situation matérielle ou affective qu’il prend au sérieux, c’est-à-dire qu’il prend pour lui-même parce qu’il en croit les formes événementielles et s’identifie à elles dans son rapport à sa propre capacité à agir dans le monde. Tant que l’individu n’est pas conscient de ce jeu subtil et extrêmement pervers qui nourrit en lui de manière insidieuse et continue la crainte et notamment la crainte de l’avenir, il peut se sentir infiniment piégé et coincé par la vie. Ces expériences psychologiques de se sentir coincé, ajoutées à toutes celles qui ont jalonné l’histoire de l’humanité cristallisée depuis dans ses corps, ont inscrit dans les cellules de l’individu un programme que l’on pourrait qualifié de programme de crainte perpétuelle qui fait qu’au final, l’individu se sent régulièrement petit et démuni face aux évènements de la vie. Cela le ramène toujours à cette impuissance de fond d’être au monde et finit par le confiner dans une fausse identité, c’est-à-dire à une manière de se vivre à partir de laquelle il décrypte le monde à travers les filtres de la peur viscérale de se faire avoir une fois encore. Cela génère alors en l’individu le doute, l’inquiétude, l’incertitude, et tout l’ensemble des jugements de valeurs distribués au gré des circonstances qui, s’il y regarde de près, le réduisent à un état de survit psychologique. Lorsque l’individu, devenu de plus en plus sensible dans sa perception du monde, aura suffisamment fait l’expérience du degré d’aberration et d’archaïsme que lui présentent les formes de l’existence, il apprendra à cesser de se définir à travers elles pour rétablir en lui le réel de ce que doit être sa vie présente et à venir. Il deviendra intouchable dans sa conscience et pourra manifester ce savoir qu’il ne peut plus jamais se sentir coincé par aucune situation car il aura établi une telle autorité vis-à-vis des plans invisibles qu’il ne vibrera plus à aucune crainte susceptible d’être exploitée par ces mêmes plans pour tenter de lui faire croire qu’il un être sans destin. Parvenu à ce point, l’individu aura compris qu’il aura traversé le monde de la mort, c’est-à-dire qu’il aura brûlé par le feu de sa conscience tous les fils qui le rattachent à la dimension involutive de la vie sur terre.

Sandrine Vieillard

Publié par svieilla

Je m'intéresse à la psyché humaine à la frontière du visible et de l'invisible. J'ai quitté en septembre 2022 mon poste de professeure de psychologie cognitive à l'université Paris Nanterre pour développer une approche de la conscience humaine en dehors des cadres académiques qui me sont apparus en phase d’effondrement. Depuis 2020, je me suis formée à différentes pratiques de soin et d'accompagnement dont certaines sont présentées sur ce site. Dans le même temps s'est dessinée l'obligation de percevoir et de comprendre qu'une nouvelle psychologie devait être déployée (comme beaucoup d'autres champs d'exploration dans l'humanité) au service de l'expansion des consciences humaines et qu'un vaste champ de savoir était à arracher à l'invisible pour en faire une science et non une croyance. Le but étant d'aller à la rencontre de ce qui est réel en chacun de nous. Ce site décrit par ailleurs les soins que je propose dans le cadre de mon activité identifiée sous le n° Siret 902 918 168 000 11.

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