Les réponses dites « viscérales » d’agacement, voire d’agression que l’individu peut ressentir à l’égard d’un proche du fait de certains de ses comportements, en particulier à l’égard d’une personne avec laquelle il partage une histoire commune dans sa vie, qu’il s’agisse de ses propres enfants, de ses frères et sœurs, de ses parents ou encore de celle ou celui qui partage son existence, ne sont pas à considérer comme des phénomènes banals et inéluctables qui s’imposeraient à lui. Ils ne sont pas à envisager non plus comme des situations vis-à-vis desquelles l’individu devrait se positionner psychologiquement en feignant d’ignorer, en fuyant ou encore en voulant dominer la personne vis-à-vis de laquelle il ressent ces réactions « viscérales », croyant parvenir par ces différents moyens à apaiser la source de ses tensions alors qu’en agissant de la sorte, il ne fait qu’alimenter les plans de l’astral qui se nourrissent de toute la mécanique de diffraction de ses énergies découlant des pensées dévaluées qu’il nourrit dans sa tête à l’égard de lui-même ou à l’égard d’autrui. En perpétuant ces stratégies psychologiques qui ne sont souvent que des réactions vis-à-vis de ce qui fait vibrer en lui un mémoriel blessé, l’individu subit des schémas relationnels avec les membres de sa famille qui le condamnent à une sorte de fixité, le déterminant dans un rôle, dans une position et dans un ensemble d’attributs (dé)valorisés qui lui assignent une qualité extérieure qu’il vit à l’intérieur de lui, même s’il ne se le dit pas toujours de cette façon, comme une atteinte à son intégrité réelle car il se retrouve piégé dans une fausse image de lui-même qu’il finit par faire sienne à force de revivre exactement les mêmes schémas relationnels et de refaire l’expérience des mêmes émotions limitantes et assujettissantes. Ce processus sous-terrain, qui est dans le même temps parfaitement manifesté dans la matière mais vis-à-vis duquel l’individu demeure sans prise du fait qu’il ne le comprend pas dans ses rouages occultes, est ce que l’on appelle un conditionnement familial qui le fige dans une impression de lui-même et devient à la longue une manière de se vivre à travers ce que l’on peut désigner comme étant « le sentiment même de soi ». Or, « ce sentiment même de soi » est en définitive l’expression psychologique des tensions et des vaines tentatives de résolution de ces tensions que l’individu expérimente par la division permanente vécue intérieurement et à l’égard d’autrui. Ce faisant, « ce sentiment même de soi » que l’individu nourrit faute de ne pas savoir comment s’en débarrasser tellement il lui colle à la peau, constitue une parfaite atteinte à sa tranquillité réelle et à sa volonté première de vivre en paix avec lui-même et avec autrui. Ce « sentiment même de soi » est un mensonge. Pour ce sortir de cette fausse image de lui-même, l’individu doit comprendre que ces réponses « viscérales » qu’il ressent le plus souvent en lui comme étant irrépressibles et « plus fortes » que lui, notamment du fait qu’elles se sont profondément ancrées en lui au fil des années, sont l’expression d’une orchestration des plans invisibles pour mettre en présence, au sein d’une même famille ici, des individus qui sont liés par des chaînes karmiques. Ces charges karmiques sont des énergies issues d’un mémoriel involutif manifestées par ce qui chevauche respectivement les individus dans leur psyché et auxquelles leurs corps vibrent suffisamment fort pour « allumer » leur centre émotif et déclencher toute la mécanique nerveuse et hormonale sous-tendant les réactions « viscérales » responsables des divisions intestines qui, à terme, les font souffrir et les coupent de leur qualité réelle d’êtres destinés à vibrer à une intelligence et à un amour universel. Pour s’extraire de ce manège sans fin qui le viole dans sa tête et lui vole ses énergies pré-personnelles, l’individu scient de cette mécanique astrale aura à se déconditionner lui-même de cette manipulation en commençant par diriger le feu de son agacement non pas vers l’individu ciblé par les plans invisibles pour incarner ce qui doit être « brûlé », perpétuant ainsi les logiques de division, mais plutôt vers l’invisible lui-même en dénonçant fermement les entités qui le chevauchent pour les déloger de leur position de domination sur lui et leur interdire de venir jouer dans sa tête et par extension dans ses corps pour lui faire vivre la discorde d’abord puis la dévaluation de soi qui s’ensuit systématiquement. Plus l’individu mettra de la volonté et de la puissance à « brûler » ces entités en lui, plus il sera en mesure de se protéger de toute dévaluation de lui-même, plus il sera apte, si telle est la forme qu’il est conduit à vivre, à préserver, en ayant recouvrer sa propre liberté psychique, les relations qu’il est amenées à entretenir avec son entourage proche. Dans cette perspective, deux individus conscients des rouages occultes qui agissent sur leur relation pourront conjointement explorer ensemble les manipulations orchestrées sur les plans invisibles pour s’en libérer et faire grandir leur relation vers des registres de vie qui répondent parfaitement aux principes de beauté, d’intelligence, et de respect total de leur intégrité mutuelle.
Sandrine Vieillard