L’individu parviendra à la compréhension que toutes les formes de tension qu’il vit intérieurement en lien avec un sentiment d’intolérance qui émerge en lui vis-à-vis d’autrui est l’expression systématique des forces descendantes dans ses corps physique et éthérique qui agissent pour le couper de l’autre et par conséquent pour le tenir éloigner de ce qui est universel en lui. Cette coupure à l’égard d’autrui surgit sous des formes variées allant de l’impatience plus ou moins forte, au jugement intérieur plus ou moins tranché, en passant par des sentiments de défiance ou encore par un besoin impérieux de se dissocier d’autrui pour regagner le périmètre de sa personnalité où l’égo se sent plus à l’aise du fait de se retrouver dans un cadre (ultra)connu. Il est évident que lorsque la tension qui surgit en l’individu en rapport avec une forme d’intolérance vis-à-vis de ce qui n’est pas identifié comme faisant partie de lui émerge, cette tension apparaît de manière si puissante et instantanée que rien au cœur de l’égo qui est habitué à se donner raison pour se sécuriser dans sa recherche de cohérence interne, n’est en mesure de la saisir au vol pour regarder réellement de quoi il en retourne. Un individu qui commence à s’étudier pour comprendre ce qui agit en lui à son insu en viendra progressivement à voir le jeu de ces tensions internes qui viennent et qui vont pour faire la pluie et le beau temps dans sa tête et dans son rapport à autrui. Il verra le jeu et commencera à se donner la liberté et la légitimité de ne pas croire et de ne pas prendre pour argent comptant la couleur des tensions qui l’assaillent. Il y verra le vivier permanent de la division intérieure et la source de tout ce qui l’empêche d’accéder à une compréhension universelle de qui il est et de qui est l’autre. Fort de ce constat, il mettra toute sa volonté à traquer les tensions qui jouent dans sa tête et dans son corps comme dans une cour de récréation pour y mettre de l’ordre avec toute l’autorité dont il est capable. C’est-à-dire pour démasquer en permanence ce qui est derrière la tension qui émane. C’est-à-dire pour démasquer les énergies de basse vibration qui viennent s’engouffrer en lui pour faire vibrer ses corps à leur fréquence et soumettre l’égo à un régime psychologique de diffraction de ses énergies par le jugement d’autrui, par le sentiment d’être victime des circonstances de la vie ou encore par le fait de se dévaluer a posteriori d’avoir été conduit à vivre et à manifester ces tensions vis-à-vis d’autrui. Ces cercles vicieux sont la roue du hamster qui tourne dans la tête de l’individu et qui le rend prisonnier d’une perception limitée et dévaluée, car non intègre, de lui-même. Scient de cette condition qui est indigne de sa qualité première pressentie aux tréfonds de lui, l’individu apprendra à traquer tout ce qui n’est pas réel en lui, en l’occurrence toutes ces tensions qui viennent pervertir son rapport à lui-même et organiser la division avec autrui. Dans cette étude continue de lui-même, l’individu vivra une intégration graduelle d’une nouvelle énergie dans ses corps qui lui permettra de se libérer progressivement de la mécanique hormonale et nerveuse dont la fonction involutive est d’assurer le relai de ce qui génère l’opposition vis-à-vis d’autrui pour créer des lois d’impressions qui s’imposent à son organisme et lui font croire qu’il EST cette tension. Non seulement qu’il est cette tension mais qu’il n’a pas d’autre possibilité que de la retourner contre lui-même en se consumant intérieurement ou encore pour la déverser sur autrui afin de s’en libérer alors que cette manifestation si puissante est un mensonge qu’il s’agit de déjouer par le rapport de force avec l’invisible afin de l’annihiler dans le mouvement radical d’une conscience qui a décidé pour elle-même de cesser de subir le règne de la division.
Sandrine Vieillard