163 La femme qui se restaure dans le réel de sa sensibilité

Dans le rouleau du temps chronologique, la femme peut se vivre dans son intimité par le truchement de toutes les sources d’influences mensongères qui jalonnent le territoire codé de la vie sociale involutive et imprègnent dans le même temps sa personne en édictant des formes de perceptions mortes sur son compte pour la définir dans sa valeur intrinsèque de femme sans qu’elle-même ne puisse se donner l’espace infini de créer le réel de qui elle est à tous les âges de sa vie. Cette lente accumulation de croyances, de perceptions et d’impressions qui viennent, de l’extérieur, colorer la manière dont elle vit sa propre identité de femme au fil des ans la rend prisonnière d’un périmètre de plus en plus étroit qui n’est pas à la mesure de qui elle est car ce périmètre la cantonne au pré-carré du mensonge cosmique qui finit toujours par lui signifier, et ceci quelle que soit la forme événementielle, la forme pensée, la forme impression ou la forme émotion que cela prend, qu’elle n’est pas légitime à déployer l’envergure de son identité et de sa beauté au fur et à mesure qu’elle comprend les ravages que les croyances exercent sur la manière qu’elle a de se vivre dans son intimité et sur la manière dont son égo se vit en lien avec autrui. La femme est potentiellement arrivée à un stade de son évolution où elle est amenée à gagner en définition identitaire afin de faire voler en éclat toutes ces forces retardataires qui cristallisent en elle l’image d’une femme qui, dans sa nature yin, est vouée à être une source soumise et intarissable de satisfaction des forces yang non harmonisées qui la tariront néanmoins tôt ou tard par le simple fait de ne pas avoir vu la beauté fondamentale de sa nature. Le fait qu’elle se soit longtemps ignorée elle-même, c’est-à-dire qu’elle se soit laissée maintenue en dehors de sa capacité à réhabiliter sa souveraineté tout en marchant au côté de l’homme a jeté la femme dans cet abysse d’oubli où sa sensibilité n’a jamais pu réellement vibrer à la mesure de ce qu’elle est supposée vibrer dans la puissance qui est la sienne. Le temps où la femme percevait en elle cette limitation et ne parvenait à y répondre qu’en déployant, par un mouvement de défense, ses propres énergies de feu à l’encontre des forces yang « adverses », c’est-à-dire entre autres à l’encontre des hommes, arrive à terme. La femme doit à présent puiser dans son intelligence les ressources qui lui permettent de toujours se respecter tout en comprenant que l’homme en face d’elle a lui aussi été, dans l’histoire involutive de l’humanité, le réceptacle de forces descendantes qui ont agi au-dedans de lui pour créer les conditions de multiples formes de domination au détriment de sa capacité à toucher sa sensibilité propre. Cette influence a été telle qu’elle a maintenu l’homme totalement aveugle à la sensibilité réelle de la femme qui elle-même s’est vécue dans le reflet de son regard aveugle sans savoir qui elle était. Ce temps est arrivé à sa fin.

Sandrine Vieillard

Publié par svieilla

Je m'intéresse à la psyché humaine à la frontière du visible et de l'invisible. J'ai quitté en septembre 2022 mon poste de professeure de psychologie cognitive à l'université Paris Nanterre pour développer une approche de la conscience humaine en dehors des cadres académiques qui me sont apparus en phase d’effondrement. Depuis 2020, je me suis formée à différentes pratiques de soin et d'accompagnement dont certaines sont présentées sur ce site. Dans le même temps s'est dessinée l'obligation de percevoir et de comprendre qu'une nouvelle psychologie devait être déployée (comme beaucoup d'autres champs d'exploration dans l'humanité) au service de l'expansion des consciences humaines et qu'un vaste champ de savoir était à arracher à l'invisible pour en faire une science et non une croyance. Le but étant d'aller à la rencontre de ce qui est réel en chacun de nous. Ce site décrit par ailleurs les soins que je propose dans le cadre de mon activité identifiée sous le n° Siret 902 918 168 000 11.

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