Dans l’influence des conditionnements de sa vie planétaire, l’individu peut parfois ressentir le besoin d’accéder à un autre plan de lui-même que celui faisant interface, par la mécanique biologique de son corps de réactivité, avec le monde extérieur. Dans ces moments, l’individu peut sentir en lui le besoin de faire cesser la fébrilité interne, transformée en force d’action qui fait bloc dans son corps, pour laisser place à un espace libéré du bruit des impacts venant de son environnement familial, social, professionnel et culturel. Ce besoin est souvent contrarié par le fait que ses corps physique et éthérique, habitués à gérer des forces de sur-stimulation génératrices de vibrations de basse fréquence, ne vibrent précisément qu’à ce type de stimulations. Aussi, dès l’instant où ils commencent à être sevrés des sources de stimulation qui constituaient leur nourriture journalière, les corps commencent à souffrir et à vouloir, pour calmer cette souffrance, revenir au connu. Pris entre le besoin de recouvrer un repos profond et le besoin de calmer la dépendance de ses corps aux stimulations habituelles de son environnement, l’individu peut avoir l’impression de ne pas réussir à trouver de façon continue la paix intérieure qu’il recherche. Ce mouvement de yo-yo, qui crée les conditions d’une instabilité permanente, place l’individu dans une forme plus ou moins diffuse d’insécurité mêlée à une sorte de fatalisme qui le cantonne à répondre au jour le jour aux circonstances de son existence tout en essayant de se préserver des stimulations extérieures qui viennent vampiriser le peu d’énergie qu’il parvient à conserver en lui. Cette dépense « invisible » et continue de son énergie peut constituer un obstacle pour le développement de la construction d’une assise identitaire lui permettant, à l’inverse du modèle de vampirisation construit par l’organisation de la société, d’utiliser chaque évènement de la vie pour en absorber l’énergie qu’il véhicule à des fins de croissance de ses corps subtils et de transformation de son corps physique. Lorsque l’individu comprend que la seule manière qu’il a pour se constituer en être conscient de lui-même consiste à s’extirper des conditionnements qu’il a toujours connu sans savoir qu’il s’agissait de conditionnements, il commence alors à envisager de réviser sa vie.
Sandrine Vieillard