Dans son rapport de force avec l’invisible, l’individu est parfois pris dans le piège subtil d’un filtre psychologique qui s’apparente à une forme de réflexion mentale le plaçant dans la situation de se voir orienter sa colère contre une dimension de l’invisible demeurant totalement abstraite, car n’offrant ni saveur, ni couleur, ni épaisseur, c’est-à-dire aucune accroche tangible permettant à l’individu de diriger son feu jusqu’à la cible et sentir qu’il vient brûler ce qui fait écran entre lui et le réel en lui pour récupérer dans ses corps physiques et subtils l’énergie qui lui est volée par l’entité qui le chevauche. Ce piège consiste à faire des rapports de force avec l’invisible que l’on peut qualifier de psychologiques. Psychologiques parce que provenant d’une frustration psychologique transformée en colère psychologique, c’est-à-dire en une colère fondée sur une sorte de sentiment d’injustice faisant vibrer en lui à des degrés plus ou moins forts un autre sentiment qui est celui de se sentir victime. Le fait même de se vivre et de vibrer en soi-même une forme de victimisation est une forme de diffraction. La victimisation n’est pas le seul piège. Le fait de moindrement douter ou de s’interroger sur la pertinence de ce qui est mis à l’œuvre durant le rapport de force est une autre facette du piège. Ces facettes sont elles-mêmes autant d’entités œuvrant pour faire croire, par tous les moyens dont elles disposent, que d’une manière ou d’une autre, l’individu n’est pas en mesure de les confronter. L’individu doit savoir que cette manière indirecte de blâmer la versant évolutif de son âme en se sentant victime ou en doutant de lui-même crée une division de l’énergie en lui. Cela se produit par une sorte de recyclage de la colère dans une boucle fermée de réflexion où l’égo fait monter et exploser son feu en lui-même plutôt qu’en dehors de lui-même à l’endroit précis, sur les plans invisibles, où agissent les entités qui le chevauchent. De tels rapports de force psychologiques peuvent épuiser l’individu et le laisser désemparé de ne pas comprendre les raisons pour lesquelles sa psyché demeure encore si encombrée. Lorsque l’individu aura identifié l’énergie de victimisation ou de doute qui pervertit son mouvement de communication avec l’invisible, il sera en mesure de se donner une assise vibratoire suffisante pour d’abord confronter les couches astrales qui instillent la victimisation ou le doute en lui et ensuite continuer à travailler à l’expansion de sa conscience par un rapport de force qui sera la marque de son autorité tranchée, irréductible, inviolable.
Sandrine Vieillard