Il y a des œuvres dans ce monde qui montrent, dans la vibration qu’elles communiquent, la mémoire de la grandeur de l’esprit humain premier à toutes les manifestations de son mémoriel involutif. Au contact d’une telle vibration, l’individu redécouvre en lui à chacune de ces occasions la beauté dont il est capable et à laquelle tous ses corps aspirent. Parmi nous, certains individus ont cette sensibilité accrue pour la beauté et à la grandeur de ce que nous sommes réellement et se font, parfois sans le savoir, le véhicule créatif de cette réserve infinie de merveilles qui peuvent instantanément changer les éthers et faire grandir cette conscience universelle qui pousse inlassablement dans le subtil. Subtil qui ne se perçoit que lorsque l’individu quitte les dimensions étriquées de la linéarité de son mental pour s’aventurer dans l’exploration de son incarnation par les moyens de sa sensibilité qui n’a pas de fin et qui lui offre un grain de compréhension du monde qui n’a jamais pu être atteinte par les voies de sa réflexivité qui n’est pas autre chose qu’un éternel recyclage du connu. En sortant de cette ‘mort incarnée’, l’individu réhabilite en lui sa conscience lumineuse qui lui donne accès à un savoir individué et indestructible de la nature réelle de son humanité. Il devient alors par sa conscience une manifestation tangible dans la densité de la matière du perfectionnement vers lequel tend cette humanité.
Sandrine Vieillard