145 Lorsque l’individu se laisse happer par les égrégores

L’individu parviendra à se définir dans son identité réelle lorsqu’il sera en mesure d’absorber, c’est-à-dire de neutraliser par sa conscience, tout ce qui n’est pas lui pour rétablir en lui le savoir intégral de qui il est, savoir qui est sans cesse pris pour cible par les influences astrales qui agissent sur sa psyché par l’entremise de mouvements de pensée, d’impression et d’émotion, c’est-à-dire de toute la panoplie de scénarios ultra connus qui se rejouent, sous des formes différentes dans sa tête, pour le maintenir dans le périmètre de sa fausse identité, c’est-à-dire dans le périmètre de logiques de conditionnement qui s’orchestrent par le biais des stimulations du monde extérieur lui envoyant des signaux réguliers sur ce qu’a priori, il voit et attend de lui. En se donnant affectivement ou rationnellement raison de répondre favorablement à l’ensemble de ces sollicitations venues du monde extérieur, l’individu demeure prisonnier du karma social. Il ne s’en sent pas pour autant immédiatement prisonnier car il y puise dans un premier temps une sécurisation intérieure d’obtenir, par cet échange d’énergie, une identité éventuellement reconnue et identifiée par tous. En répondant à l’appel (des sirènes) il existe. Mais il existe aux yeux de ce qui a été projeté sur lui pour un temps limité seulement car avec le temps il réalise qu’il dilapide son énergie propre plutôt que de nourrir la valeur réelle de qui il est. Il finit par comprendre qu’il ne peut pas se définir par le biais de cette existence déterminée en dehors de lui. Or, se définir soi-même, pour soi-même et par soi-même nécessite la capacité d’endurer une forme de solitude qui passe par la possibilité de faire cesser toute circulation d’énergie maintenant l’individu dans une forme d’inféodation psychique aux égrégores du monde social, culturel et professionnel. Ce mouvement, jugé inconcevable, demeure difficile à envisager même pour l’individu qui pressent en lui le besoin d’aller au-delà des conditionnements qu’il subit dans sa vie sans avoir encore franchi le pas d’arrêter de dilapider ses énergies au service d’un égrégore qui le dépossède de lui-même. L’égo ne décide jamais cela sans qu’une autre énergie plus forte encore ne vienne le déloger de ses assises habituelles afin de lui faire vivre une transformation intérieure qui le conduit graduellement à une rencontre avec ce qu’il n’avait jamais soupçonné en lui. Il n’y a donc pas de pierre à lancer à l’individu qui ne s’avance pas trop près de ce qui lui paraît un abysse, ou un grand vide, car rien, au moment ou il s’en approche, ne lui permet, du fait d’une force de projection mentale qui ne dépasse pas les cadres du connu, d’entre-apercevoir la qualité du champ de liberté psychique qu’il peut toucher. C’est graduellement qu’il en verra la grandeur et pourra savoir pour lui-même qu’il amorce un mouvement sans retour possible en arrière.

Sandrine Vieillard

Publié par svieilla

Je m'intéresse à la psyché humaine à la frontière du visible et de l'invisible. J'ai quitté en septembre 2022 mon poste de professeure de psychologie cognitive à l'université Paris Nanterre pour développer une approche de la conscience humaine en dehors des cadres académiques qui me sont apparus en phase d’effondrement. Depuis 2020, je me suis formée à différentes pratiques de soin et d'accompagnement dont certaines sont présentées sur ce site. Dans le même temps s'est dessinée l'obligation de percevoir et de comprendre qu'une nouvelle psychologie devait être déployée (comme beaucoup d'autres champs d'exploration dans l'humanité) au service de l'expansion des consciences humaines et qu'un vaste champ de savoir était à arracher à l'invisible pour en faire une science et non une croyance. Le but étant d'aller à la rencontre de ce qui est réel en chacun de nous. Ce site décrit par ailleurs les soins que je propose dans le cadre de mon activité identifiée sous le n° Siret 902 918 168 000 11.

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