Dans sa vie de couple ou ses tentatives de relation de couple, l’individu peut ressentir en lui l’émergence de peurs diffuses qui s’imposent à un tel degré à lui qu’il se voit alors coupé de la possibilité d’être dans la fluidité de la relation avec autrui. Il doit être compris que l’individu ne le choisit pas. Il subit ses propres peurs en y réagissant sans savoir comment se sortir de ce qu’il identifiera au fil du temps comme étant sa prison intime tout en s’efforçant néanmoins de la rationaliser par le truchement de jugements de valeur qu’il projettera sur lui-même, sur autrui ou sur la situation afin de continuer à se sécuriser pour supporter sa condition de vie. Les formes que prennent les réactions de l’individu face à ses peurs sont innombrables et relèvent de deux grands mouvements plus ou moins subtils de fuite ou encore de réflexe de domination sur autrui. La fuite comme la domination plus ou moins subtile face à autrui répondent à l’extrême sensibilité de l’individu pour qui il est impossible d’apparaître à l’autre dans sa vulnérabilité car cette dernière est intolérable du fait de la très grande douleur qu’elle génère chez lui sans nécessairement que lui-même en prenne l’entière mesure du fait de ses réflexes de rationalisation qui occultent son contact avec sa propre sensibilité. La douleur associée à sa sensibilité réprimée vient d’un profond traumatisme à caractère universel qui rappelle à l’individu la grande déchirure qu’il porte dans ses corps et qui le ramène à son état originel de perfection perdu dans la diffraction des rayons de sa conscience pour expérimenter les formes du vivant sur son plan d’incarnation. L’individu qui ne parvient pas à vivre la fluidité de la relation dans la transparence de qui il est aura, à un moment donné de sa vie, ou dans ses incarnations à venir, à traverser les plus grandes souffrances que son âme déchue a subi pour restaurer en lui, grâce à la conscience qu’il possède de la nature de sa souffrance, la totalité des rayons de sa conscience qui ont été diffractés dans sa chute. Cette réhabilitation de sa lumière est une réhabilitation de son savoir intégral qui fait de lui un individu dont la conscience ne peut plus être plafonnée par les peurs ou les croyances générées par l’imposition du mémoriel de l’humanité dont la qualité involutive l’a maintenu coupé de lui-même, le rendant impuissant à vivre la grandeur de qui il est. En rétablissant le réel en lui par la traversée de sa déchirure, l’individu touche à l’immensité de sa sensibilité pour la vivre sans se sentir menacé. Cela lui est possible car il a pu traverser sa propre déchirure sans être disloqué par les souffrances qui se sont rejouées dans ses corps. Il en ressort comme un être intégral qui n’a pas besoin de fuir et se voit incapable de domination car lavé de toute peur d’être à nouveau déchu.
Sandrine Vieillard
Merci beaucoup Sandrine pour cet article si bien articulé, si bien rendu! Tu m’inspires!
Il me vient plein de mots!
Quand tu dis “l’individu aura, à un moment donné de sa vie, ou dans ses incarnations à venir, à traverser les plus grandes souffrances que son âme déchue a subi pour…la réhabilitation de sa lumière”
C’est tellement fort ce que tu écris! Je frémis quand j’entends ces mots, quand je les lis! Mais je me dis que l’Esprit fera ceci de manière au moins intelligente jusqu’au jour où de plus en plus fusionné l’individu saura communiquer pour ajuster les chocs de la descente de son Esprit. Il apprendra aussi à s’ajuster vibratoirement pour bien recevoir et pour bien vivre la transformation qu’imposera sur ses corps son rapprochement solaire. De par sa conscience, de par sa volonté, l’individu dictera son expansion de conscience, et son évolution de conscience en un mouvement prodigieux, un cercle vertueux manifestant enfin sa puissance et sa bienfaisance.
Ouf…! Qu’en dis-tu?
Catherine
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Merci Catherine pour tes retours si chaleureux. Oui ! L’individu sera de plus en plus scient des ajustements successifs de ses corps dans la descente de l’esprit universel. Cette conscience lui permet d’en faire une meilleure gestion au sens ou il ne se victimise plus et ne tombe plus dans une émotivité qui lui fait perdre l’énergie qui est la mesure de sa contenance elle-même lui permettant d’absorber les chocs. C’est la capacité de l’individu à revivre une brisure intérieure sans y succomber parce qu’il sait précisément d’où vient cette déchirure qui lui donne la possibilité d’amortir le choc dans sa conscience alors que son corps physique, encore soumis aux lois de densité de la matière doit se dépolluer, se dédensifier au fur et à mesure de l’arrivée de ces chocs et de la descente de lumière qui vient avec. On comprend alors que la fusion avec l’esprit comme celle avec l’esprit universel se fait graduellement dans un rythme ou l’égo conscientisé instruit les plans de la nécessité absolue de respecter les capacités d’intégration de son propre corps tout en agissant dans la matière pour manifester ce respect absolu de soi qui n’est possible que parce que l’ego est proche des énergies de son esprit… Sortir de cette traversée de la déchirure sans diffracter permet à l’égo d’absorber dans ses corps l’immensité de la vulnérabilité et de la sensibilité de l’humanité tout en sentant concrètement vibrer en lui son intégrité pleine. Il est intègre et vulnérable à la fois et cet état encore jamais connu lui donne un nouveau psychisme qui ne ressent plus aucune nécessité ni de fuir ni de dominer. Il peut alors apparaître à l’autre dans sa transparence. C’est la magie de la sortie de la déchirure (ou des déchirures successives) ! Chaleureusement ! Sandrine
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Merci Sandrine!
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