L’accès progressif aux énergies du principe de l’amour universel suppose, dans le cadre de l’évolution que vit actuellement l’individu, une exposition répétée à des formes événementielles et relationnelles réveillant l’infinité des blessures profondes emmagasinées dans ses corps physique et éthérique. L’activation de ses blessures place l’individu dans le réflexe potentiel de diffracter ses énergies pré-personnelles, c’est-à-dire de répéter ce que tous les individus blessés de ce monde ont fait depuis des siècles, à savoir se réfugier dans une fuite en avant pour éviter l’exposition à la blessure ou encore user de la colère qui émane du sentiment d’injustice vécu au fond de lui pour faire éclater son feu au visage de celle ou celui dont il pense être la/le responsable de sa souffrance. Cette boucle infinie de diffractions est encore ce qui rythme la vie de l’individu à tous les étages de son existence, le maintenant dans des états psychologiques mouvants dont les fluctuations sont le reflet d’une instabilité psychique endémique à la source de laquelle tout ce qui dans l’invisible vient orchestrer les situations de division entre les êtres, viennent se nourrir allègrement. La volonté et la lutte consciente que mobilise l’individu pour se sortir de ce cercle vicieux l’expose à ses failles les plus profondes, à toutes ses failles, l’obligeant à faire éclater en lui toutes les strates de sa personnalité vibrant à ce qu’il a vécu jusqu’alors comme étant une atteinte à son intégrité. Ce processus de dévoilement de ce qui lui fait croire qu’il est un être mineur, illégitime ou impuissant permet à l’individu de se mesurer jour après jour aux forces des plans invisibles pour statuer sur ces mêmes plans sa nature réelle, délestée de toutes les mémoires involutives qui ont gravé dans ses corps la marque d’une division éternelle entre lui et autrui. La seule éternité à laquelle l’individu sera prêt à goûter sera dorénavant celle de sa propre conscience dont l’expansion illimitée le conduira à comprendre sa nature immortelle capable d’aimer autrui dans une forme d’intelligence universelle encore jamais imaginée par le mental d’un individu assujetti à ses blessures.
Sandrine Vieillard