L’individu ne peut pas être réduit dans son identité à la forme expérientielle qu’il vit. Ni à elle, ni par elle. En se soustrayant à la valeur des formes expérientielles, l’individu parvient graduellement à s’arracher aux forces d’attraction terrestre qui le maintiennent prisonnier des lois de cause à effet inscrites au fil de l’histoire de l’humanité dans ses corps, notamment dans toute l’architecture de son système nerveux et endocrinien qui opèrent comme les chefs d’orchestre de sa vie émotive nourrie à longueur de temps par les canaux sensoriels à travers lesquels l’individu reçoit l’information qu’il valide selon une programmation d’âme le poussant à colorer cette information d’une manière à le garder prisonnier du périmètre de sa personnalité construite sur des systèmes de valeur limités et limitants. En s’extrayant des interprétations psychologiques polarisées de son expérience, l’individu perçoit progressivement que d’une part, les voies de communication par lesquelles il capte l’information et d’autre part que l’information qu’il a coutume de traiter comme étant vraie, font partie de voiles épais et mensongers le coupant d’une source d’information bien plus vaste que ses corps physique et éthérique ne parviennent pas en temps normal à capter du fait qu’ils sont pétris de multiples couches de pollution mémorielle cristallisées en leur sein. Le mémoriel involutif cristallisé dans les corps de l’individu constitue une barrière franchissable entre son égo et le réel de qui il est. La franchir suppose pour l’individu d’être exposé à la résurgence de ces mémoires qui créent en lui toutes les formes possibles d’inconfort psychologique allant du stress jusqu’à la panique en passant par la déchirure. En ayant cette conscience, l’individu peut alors observer la manière dont les mémoires sont rejouées dans ses corps par l’ensemble des expériences qu’il traverse sans les fuir ni les réfléchir par son mental inférieur dont les seules balises consistent à rationaliser ce qu’il vit pour trouver un fautif (soi, autrui ou l’évènement). En cessant de réfléchir la lumière qui, par la voie de ses souffrances intérieures, pénètre ses corps pour « décristalliser », c’est-à-dire décoffrer ou encore fracasser les murs de ses mémoires involutives, l’individu sentira en lui une transmutation physique et énergétique dont la qualité de la vibration lui fera vivre un désencombrement psychique et une expansion de conscience auxquels il aspire depuis toujours.
Sandrine Vieillard