Se soustraire de la polarité pour voir le réel dans son infinité est pour l’individu un arrachement total au moulage même de sa conscience retenue dans le périmètre de ce moule qui sert de connaissance de soi et qui constitue dans le même temps son ultime ignorance de lui-même. Cette situation de nullement se connaître tout en croyant détenir les clefs de son assise identitaire par une croyance aveugle à la vision polarisée du monde que lui offrent les formes des évènements qui se présentent à lui est la quintessence de ce que l’on appelle le mensonge cosmique et qui, par la voie des pensées et des impressions colorées que l’individu ressent dans la substance même de son corps face à ces événements, le conduit à ne se sentir vivant qu’à partir du moment où il adhère aux lois d’action-réaction qui contrôlent son système nerveux et le poussent à constamment céder aux effets des divisions orchestrées par les causes mensongères de ces mêmes divisions. Causes dites mensongères parce relevant d’une cristallisation, d’une fixation dans les corps de l’individu des mémoires de toutes les formes de division déclinées à l’envie au fil de l’histoire involutive de l’humanité. Se soustraire de la polarité constitue pour l’individu un long processus d’épuration de ses corps pour cesser de vibrer à ce qui fait de lui une marionnette assiégée par des pensées qui le poussent toujours à croire qu’il est séparé de lui-même et d’autrui par des forces insurmontables. Ces forces existent. Elles se confondent à la force de gravitation des corps. Elles se confondent aux corps. Mais elles ne sont pas insurmontables. Leurs seules forces est de se faire passer pour l’individu qui ignorent leur existence croyant que leur émanation est la manifestation de sa propre nature. Il suffit que l’individu soit instruit de leur existence pour commencer à ne plus croire en elles et progressivement à les dévoiler pour faire croître en lui une identité vibratoire dont il était coupé jusqu’alors du fait du parasitage de sa conscience par ces forces. Fort de ce nouveau savoir, l’individu peut alors aller à la conquête de lui-même et de sa nature originelle dont la lumière constituera un savoir universel instantané lui permettant d’instruire ces forces involutives pour leur propre évolution et dans le même temps de créer les conditions d’une nouvelle vie sur terre.
Sandrine Vieillard