109 Lorsque l’individu entre en communication avec l’énergie de son esprit…

Lorsque l’individu entre en communication avec l’énergie de son esprit lui permettant d’exercer sur sa propre existence une forme d’autorité d’où il tire son assise identitaire pour se définir hors du cadre des conditionnements ambiants, il constate qu’il gagne en liberté intérieur et qu’il atteint une compréhension plus vaste de sa nature originelle. À ce stade, l’individu peut alors sentir en lui une force et une grandeur associée à la satisfaction d’y goûter qui peut, s’il n’y prend pas garde, car le piège est subtil et bien tendu, le faire basculer dans une nouvelle forme de croyance identitaire lui faisant aimer sa grandeur intérieure et son contact avec son esprit plus que tout dans ce monde. Dit autrement, l’individu peut se retrouver prisonnier de sa propre définition identitaire qui le fait plafonner à un niveau ou la relation à autrui ne lui sert qu’à assoir davantage ses assises plutôt que de s’ouvrir à la structure et à la sensibilité de l’autre pour non plus seulement sentir la satisfaction d’être en communication avec une grande force en lui qui l’ouvre à une partie de son savoir pré-personnel, mais aussi de sentir la beauté de devenir cette grandeur qui se manifeste en lui par une intelligence plus grande encore que l’on appelle l’amour universel et dont l’énergie permet à l’individu de lever spontanément et naturellement, par la puissance de son rayonnement de conscience, toute forme de rapport à l’autre fondée sur la division entre les êtres. Cette possibilité qu’à l’individu de passer d’une définition identitaire intégrale à un savoir absolu contenu dans ses corps que toute forme de division qu’il alimente entre les êtres est une violation de l’intégrité d’autrui et de son intégrité propre, est le seuil subtil du passage de la conscience située au plan surmental (principe de l’intelligence) à la conscience située au plan supramental (principe de l’amour). Seuil qu’il s’agit de regarder de très près car plus le nombre de consciences qui la franchiront sera élevé, plus ce qui sur les plans invisibles œuvre pour plafonner les consciences à un niveau d’intelligence sans amour sera affaibli dans cette entreprise de limitation des psychés maintenues dans une forme de vie expérientielle où elles n’ont rien connu d’autre que la souffrance et les aberrations de leur condition d’être incarnées sur terre.

Sandrine Vieillard

Publié par svieilla

Je m'intéresse à la psyché humaine à la frontière du visible et de l'invisible. J'ai quitté en septembre 2022 mon poste de professeure de psychologie cognitive à l'université Paris Nanterre pour développer une approche de la conscience humaine en dehors des cadres académiques qui me sont apparus en phase d’effondrement. Depuis 2020, je me suis formée à différentes pratiques de soin et d'accompagnement dont certaines sont présentées sur ce site. Dans le même temps s'est dessinée l'obligation de percevoir et de comprendre qu'une nouvelle psychologie devait être déployée (comme beaucoup d'autres champs d'exploration dans l'humanité) au service de l'expansion des consciences humaines et qu'un vaste champ de savoir était à arracher à l'invisible pour en faire une science et non une croyance. Le but étant d'aller à la rencontre de ce qui est réel en chacun de nous. Ce site décrit par ailleurs les soins que je propose dans le cadre de mon activité identifiée sous le n° Siret 902 918 168 000 11.

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