100 L’individu qui a toujours senti de manière diffuse et lointaine qu’il existait quelque chose de plus grand que lui…

L’individu qui a toujours senti de manière diffuse et lointaine qu’il existait quelque chose de plus grand que lui s’est mécaniquement perçu dans le même temps comme étant petit. Ce sentiment de petitesse face à la vie, cette mécanique qui s’impose à lui dans sa conscience et qu’il ne questionne pour ainsi dire jamais alors qu’elle le taraude en arrière-plan en continue, a façonné au fil des âges son identité et sa manière de se situer face à l’univers consolidant en lui, au plus profond de sa psyché et de ses corps, une mémoire involutive qui lui rappelle toujours à un moment donné ou à un autre son statut d’être illégitime, sentiment qu’il manifeste d’ailleurs au travers des multiples occasions que la vie orchestre pour qu’il sente et vive la souffrance de la division en lui et autour de lui et continue ainsi à croire à son statut de victime, de martyre ou encore d’incompris. Cette mécanique infernale fait partie des lois de l’involution qui doit, à terme, être renversée par une conscience renouvelée de qui il est réellement. L’individu doit voir cette mécanique comme une longue habituation à des lois archaïques de soumission et de division auxquelles vibre la matière dense de ses corps, le maintenant dans une fausse identité de lui-même. Une telle mécanique laisse l’individu complètement démuni dans son intimité car il ignore totalement la possibilité d’inverser en lui-même et pour lui-même les impressions colossales d’être maintenu dans une forme ou une autre d’impuissance. En la matière, la structuration sociale et culturelle des sociétés humaines a été constituée de telle façon à ce que cette ignorance perdure et soit complètement intégrée dans les corps physique et subtil de l’individu, faisant de lui le pantin d’un théâtre ou se manifestent les pires aberrations. Le renouvellement de la conscience de l’individu passe par sa capacité à rompre définitivement avec cette ignorance et à restaurer son autorité pour faire cesser toute impression qui susciterait le sentiment d’être petit car ce statut qui a structuré les mémoires involutives de l’humanité est une prison dont l’individu conscient devra sortir pour rayonner cette liberté qui ne reposera plus sur aucune forme d’assujettissement ou de domination qu’elle soit psychologique, économique, institutionnelle, grossière ou très subtile.

Sandrine Vieillard

Publié par svieilla

Je m'intéresse à la psyché humaine à la frontière du visible et de l'invisible. J'ai quitté en septembre 2022 mon poste de professeure de psychologie cognitive à l'université Paris Nanterre pour développer une approche de la conscience humaine en dehors des cadres académiques qui me sont apparus en phase d’effondrement. Depuis 2020, je me suis formée à différentes pratiques de soin et d'accompagnement dont certaines sont présentées sur ce site. Dans le même temps s'est dessinée l'obligation de percevoir et de comprendre qu'une nouvelle psychologie devait être déployée (comme beaucoup d'autres champs d'exploration dans l'humanité) au service de l'expansion des consciences humaines et qu'un vaste champ de savoir était à arracher à l'invisible pour en faire une science et non une croyance. Le but étant d'aller à la rencontre de ce qui est réel en chacun de nous. Ce site décrit par ailleurs les soins que je propose dans le cadre de mon activité identifiée sous le n° Siret 902 918 168 000 11.

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