99 Lorsque l’égo se donne raison, il amorce un mouvement automatique…

Lorsque l’égo se donne raison, il amorce un mouvement automatique de résurgence de toutes les mémoires viciées par le principe de division qu’il a toujours connues et qui constituent sa fausse identité qu’il peut brandir par des mots pour se sentir vivant face à autrui et se justifier face à lui-même dans sa mécanique de réflexion interne. Dans ce mouvement, l’individu se sent soit renforcé dans son orgueil qui ne dit jamais son nom, soit heurté par les désaccords ou résistances éventuelles émises dans son environnement. Depuis ce mouvement, l’individu perpétue son adhésion à ses systèmes de valeur qui deviennent son ultime grille de lecture pour comprendre la vie. Toutefois, au fil du temps, l’individu finit par ne plus comprendre la vie car elle le jette dans des contradictions telles, qui, s’il se risque à les regarder de plus près, anéantissent totalement son mode de compréhension du monde. Ce qui, à terme, revient pour l’égo à reconnaître son identité factice. Aussi, l’égo ne s’y risquera jamais. Il n’est pas fou. Il est le garant de sa cohésion interne, quelles qu’en soient les fondations. Ce mode de survit est compréhensible. Pourtant, un jour, dans cette vie ou dans une autre, l’individu se trouvera face à de tels évènements oppositionnels, face à de telles contradictions, qu’il n’aura plus d’autre choix que d’aller voir un lieu de lui-même qu’il n’avait jamais visité auparavant. Cette exploration se fait d’abord dans l’âpreté d’un territoire qui menace en permanence les anciennes structures de l’égo puis fait place graduellement à une nouvelle compréhension des ressorts de la psyché de l’individu qui vibrait à de multiples croyances responsables de la perte du réel en lui. Parvenu à ce stade de compréhension, l’individu peut alors connaître une lente restructuration de lui-même fondée sur la neutralisation définitive de toute forme de division affectant son unité intérieure ou nourrissant des rapports de domination entre individus qui sont souvent très subtils parce que continuellement raffermis par les mécaniques de réflexion d’un égo encore en voie d’évolution.

Sandrine Vieillard

Publié par svieilla

Je m'intéresse à la psyché humaine à la frontière du visible et de l'invisible. J'ai quitté en septembre 2022 mon poste de professeure de psychologie cognitive à l'université Paris Nanterre pour développer une approche de la conscience humaine en dehors des cadres académiques qui me sont apparus en phase d’effondrement. Depuis 2020, je me suis formée à différentes pratiques de soin et d'accompagnement dont certaines sont présentées sur ce site. Dans le même temps s'est dessinée l'obligation de percevoir et de comprendre qu'une nouvelle psychologie devait être déployée (comme beaucoup d'autres champs d'exploration dans l'humanité) au service de l'expansion des consciences humaines et qu'un vaste champ de savoir était à arracher à l'invisible pour en faire une science et non une croyance. Le but étant d'aller à la rencontre de ce qui est réel en chacun de nous. Ce site décrit par ailleurs les soins que je propose dans le cadre de mon activité identifiée sous le n° Siret 902 918 168 000 11.

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