97 L’individu parviendra à la compréhension que le mouvement spontané qui le pousse à croire…

L’individu parviendra à la compréhension que le mouvement spontané qui le pousse à croire est un mouvement réflexe de son mental inférieur consistant à fixer une pensée, c’est-à-dire une énergie, pour lui donner une valeur et la réfléchir à loisir afin de se donner une sorte de justification à sa propre existence. Cette fixation et cette coloration de l’énergie qui arrive dans le mental de l’individu revient à cristalliser et à scléroser la libre circulation de son essence fondamentale. Ce faisant, l’individu s’enferme dans une connaissance de lui-même fondée sur une accumulation de systèmes de valeurs dont l’agencement imparfait le conduit toujours vers une forme de contradiction avec lui-même ou avec autrui. Aidée des influences familiales, sociales et culturelles, cette architecture intérieure devient sa propre identité à laquelle il reste attaché par le biais des mécanismes supposément imparables de son mental involutif l’amenant à croire, à juger, à polariser et aussi à douter, à ne plus savoir, à souffrir de cet agencement imparfait dans sa tête. Ce sentiment d’imperfection permanent pousse par ailleurs l’individu à se dévaluer ou à dévaluer l’autre constamment et à vivre chaque jour un peu plus avec un sentiment d’impuissance. Cette impuissance devient alors le chiffon d’éther placé sous le nez de l’individu pour l’endormir et le maintenir dans un état archaïque où son égo a certes le sentiment puissant d’exister du fait des multiples mouvements émotifs qu’il traverse, mais sent confusément dans le même temps que cette condition ne coïncide pas avec l’idéal de perfection qui vibre en lui. Lorsque cette dissonance devient trop manifeste aux tréfonds de lui, l’individu est alors prêt à commencer à lever les voiles et renverser ce sentiment d’impuissance mensonger.

Sandrine Vieillard

Publié par svieilla

Je m'intéresse à la psyché humaine à la frontière du visible et de l'invisible. J'ai quitté en septembre 2022 mon poste de professeure de psychologie cognitive à l'université Paris Nanterre pour développer une approche de la conscience humaine en dehors des cadres académiques qui me sont apparus en phase d’effondrement. Depuis 2020, je me suis formée à différentes pratiques de soin et d'accompagnement dont certaines sont présentées sur ce site. Dans le même temps s'est dessinée l'obligation de percevoir et de comprendre qu'une nouvelle psychologie devait être déployée (comme beaucoup d'autres champs d'exploration dans l'humanité) au service de l'expansion des consciences humaines et qu'un vaste champ de savoir était à arracher à l'invisible pour en faire une science et non une croyance. Le but étant d'aller à la rencontre de ce qui est réel en chacun de nous. Ce site décrit par ailleurs les soins que je propose dans le cadre de mon activité identifiée sous le n° Siret 902 918 168 000 11.

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