L’individu s’approche du principe de l’amour universel lorsqu’il devient scient des effets du mensonge cosmique sur les égos tout en constatant qu’en lui, de moins en moins de mémoires vibrent aux multiples sources de division internes et externes générées par ce mensonge. L’individu devient alors de plus en plus apte à percevoir et à comprendre la sensibilité et la souffrance d’autrui. Cela lui donne le champ libre pour se respecter et respecter l’autre intégralement. L’intelligence de l’individu grandit alors en qualité et en finesse pour coïncider avec la possibilité de dénouer en lui les nœuds que son égo a dû serrer durant sa période involutive à force de se réfléchir dans le miroir de l’astral. Plus l’individu s’approche de l’énergie du principe de l’amour, moins son égo est en mesure de se réfléchir, plus il devient transparent et plus il accède à une vision claire du réel de l’homme et de la femme. Ce faisant, l’individu comprend que cette clarté est l’envers de l’épaisse couche d’ignorance dans laquelle il a été maintenu toute sa vie sans en être conscient parce qu’il pensait détenir une part de vérité. Part de vérité puisée dans les strates émotives de sa personnalité à partir desquelles s’est érigé un système de valeurs auquel il a cru pour se sécuriser car en dehors de ce cadre, il ne savait pas qui il était.
Sandrine Vieillard