L’individu arrivera à la compréhension que l’abus qui s’exerce sur sa conscience par le biais des croyances de son mental et par celui des impressions de son corps émotionnel, fonctionnant toutes deux comme une clôture limitant sa capacité à dépasser sa condition involutive, est sans limite. Cette intrusion de ce qui n’est pas soi en lui deviendra pour l’individu un objet de vigilance permanent qui l’amènera à examiner les rouages de sa pensée pour, à terme, en comprendre les lois et pour s’extirper de tout ce qui fait barrage à la manifestation du réel en lui. L’individu sentira que la tâche est difficile mais pas impossible, et que toute sa force réside dans sa capacité à ne pas croire, à ne pas polariser, à ne pas s’agripper à ce qui jusque-là servait à sécuriser les cadres psychologiques de son égo. Cette avancée vers l’inconnu de lui-même n’est pas décrétée par l’individu mais s’enclenche graduellement par l’entremise de forces dont les énergies s’organisent en lui pour réhabiliter une unité perdue, c’est-à-dire un sens du « tout en un » où règne une conscience capable de manifester l’intelligence de son incarnation et l’absence de toute diffraction à l’égard de soi ou d’autrui.
Sandrine Vieillard