77 L’individu qui pense qu’il pense…

L’individu qui pense qu’il pense, c’est-à-dire l’individu qui a été imprégné de la certitude qu’il est ce qu’il pense, prend généralement ses pensées comme baromètre de son rapport à la vie et perd alors beaucoup d’énergie pour essayer d’asseoir une paix intérieure du fait de sa difficulté à résoudre les multiples contradictions logique ou affective qu’elles génèrent. Ce manège dans sa tête est sa plus grande source d’intranquillité et de souffrance, au point parfois de transformer sa vie intérieure en enfer. En acceptant la banalisation de cet enfer comme étant par exemple la simple conséquence des multiples stress de la vie qui interfèrent avec son système nerveux, l’individu peut oublier de s’interroger avec force sur ce qui fonde une telle emprise exercée sur son mental sans qu’il en ait la compréhension ultime et le contrôle. Dépendamment des chocs psychiques qu’il peut vivre en lien avec les bouleversements de son existence, l’individu peut être amené à reconsidérer, par un mouvement non intellectualisé, les fondements mêmes de son activité mentale pour, à terme, comprendre que cette dernière est mue par des énergies venues de plans invisibles non perceptibles par les modalités sensorielles dont il est pourvu pour percevoir et évaluer les formes de son environnement physique et matériel. Ce premier constat constitue pour l’individu le point de rencontre entre la dimension visible et invisible de son être. La première dimension relevant du connu alors que la seconde relève d’un inconnu qui a été enveloppé dans l’histoire humaine de mystère voire de fascination, l’arrachant ainsi à l’intelligibilité et à la science dont elle doit faire l’objet. Ce point de rencontre n’est pas sans poser de problème à l’individu se vivant sincèrement comme un être rationnel et matérialiste, problème devenant de plus en plus prégnant dans va vie parce que la totalité des appuis psychiques fondés sur ses croyances et son système de valeur se met à vaciller. C’est par ce vacillement que l’individu découvre alors en lui des forces qui s’exercent en vue de transmuter sa conscience. Plus le travail de ces forces est à l’œuvre sur ses corps, plus l’individu réalise que sa vie mentale est le siège de l’influence des énergies du plan astral, c’est-à-dire du réservoir immense des mémoires de l’humanité où les mêmes mécaniques de subordination psychique de l’homme se rejouent à l’infini, à son insu. C’est en parvenant à lever les voiles du connu, c’est-à-dire à renverser les logiques mémorielles qui influencent son psychisme, que l’individu parvient graduellement à s’habiter pleinement dans sa lumière, c’est-à-dire en dehors de l’ombre de son état de soumission à des lois occultes qu’il ne comprend pas ou qu’il vénère sans les comprendre.

Sandrine Vieillard

Publié par svieilla

Je m'intéresse à la psyché humaine à la frontière du visible et de l'invisible. J'ai quitté en septembre 2022 mon poste de professeure de psychologie cognitive à l'université Paris Nanterre pour développer une approche de la conscience humaine en dehors des cadres académiques qui me sont apparus en phase d’effondrement. Depuis 2020, je me suis formée à différentes pratiques de soin et d'accompagnement dont certaines sont présentées sur ce site. Dans le même temps s'est dessinée l'obligation de percevoir et de comprendre qu'une nouvelle psychologie devait être déployée (comme beaucoup d'autres champs d'exploration dans l'humanité) au service de l'expansion des consciences humaines et qu'un vaste champ de savoir était à arracher à l'invisible pour en faire une science et non une croyance. Le but étant d'aller à la rencontre de ce qui est réel en chacun de nous. Ce site décrit par ailleurs les soins que je propose dans le cadre de mon activité identifiée sous le n° Siret 902 918 168 000 11.

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