La femme est amenée à se souvenir qu’elle porte dans ses corps le principe de l’amour universel qui a été bafoué depuis des millénaires d’histoire de l’humanité par des forces descendantes qui se sont exercées sur les hommes pour la dominer. Elle est amenée à réaliser que l’amour planétaire dont elle fait l’expérience n’est pas réel puisqu’il est entièrement fondé sur les mémoires de domination des hommes sur les femmes dont les formes sont multiples et s’exercent dans des expressions qui vont de la plus grossière (e.g., la violence physique) à la plus subtile (e.g., absence de considération réelle de sa sensibilité). Forte de ce savoir, la femme devra se libérer de cette domination et instaurer pour elle-même les conditions d’un amour réel qui la respecte et l’honore dans son intégralité en commençant par s’extirper de toutes les croyances qu’elle entretient sur elle-même en lien avec son statut de femme convoitée, désirable, patiente, soumise, constamment préoccupée de l’autre, capable d’encaisser le pire dans l’espoir du meilleur, etc. c’est-à-dire tous les schémas psychologiques sexués hérités des rapports involutifs entre les êtres qui la maintiennent dans une position de réceptivité de femme sans identité réelle. Cette absence d’identité chez la femme devra être corrigée une fois pour toute afin qu’elle se saisisse de l’intelligence et de la volonté en elle pour abattre uns à uns tous les égos morts de femmes victimes, de souffres douleur, de sacrifiées, de femmes fortes mais affligées qui la chevauchent et encombrent son mental de voiles mensongers sur qui elle est. La femme s’émancipera psychiquement de ces voiles sans jamais blâmer l’homme qui est en face d’elle car elle sera consciente des forces qui s’exercent sur lui pour la dominer et sera donc apte à faire cesser toute forme qui ne respecte pas qui elle est. Ce faisant, la femme récupérera ses énergies diffractées et s’habitera dans ses corps avec un tel niveau vibratoire qu’elle sera reconnue comme telle par tout homme conscient de la beauté qu’elle porte en elle.
Sandrine Vieillard