L’amour que l’individu connait, c’est-à-dire l’amour planétaire fait de mouvement d’attirance et de rejet, de passion, de manque, de jalousie, d’espoir et de désespoir, de pardon et de culpabilité, de fausse ou de réelle indifférence, de déception, etc. est un amour fondé sur une rencontre d’égos dont les voiles qui occultent le réel en chacun d’eux finissent par paralyser la circulation de ce qui faisait vibrer l’harmonie entre eux pour la figer en rapport de domination parfois très subtil vécu comme une souffrance mais considéré comme faisant partie des névroses habituelles de la relation de couple. Dans ce contexte, l’individu vit cette relation de façon polarisée car les forces descendantes de l’astral s’immiscent systématiquement dans son mental pour activer des schémas psychologiques auxquels il s’identifie pour se donner raison en toute bonne foi, en toute innocence, en toute sincérité. Dans sa naïveté, l’individu se fait donc violer dans sa tête par des pensées qui ne sont pas le réel en lui, il souffre des doutes et des inconsistances que cela génère dans son rapport à l’autre et finit par bâtir un système de valeurs et de croyances à partir desquelles il fixe délibérément ou inconsciemment des limites à ce qu’il peut vivre afin de se protéger de nouvelles souffrances. Il use en définitive de l’illusion du libre arbitre pour se protéger de l’autre. L’individu a raison de vouloir se protéger dès lors que son mouvement vise la protection de la relation construite sur le savoir que les forces descendantes qui font la pluie et le beau temps dans sa tête ne doivent plus exercer de domination pour créer la division dans son couple. En devenant scient de cette pollution astrale dans son mental, l’individu érige le rapport de force en règle non pas contre son partenaire mais contre l’invisible. À partir de là, il peut récupérer ses énergies diffractées pour faire grandir son espace psychique où siège alors une énergie de plus en plus unifiée qui devient le socle d’une relation vécue d’égal à égal, dans la conscience imparable que toute source de diffraction n’est pas l’expression du réel en lui et en son partenaire mais bien celui des forces retardataires sur sa relation. Cette conscience permet à l’individu de développer suffisamment de transparence à lui-même et à l’autre pour ne plus vivre la relation comme une menace ou une illusion mais comme un levier toujours disponible pour faire grandir son intelligence, et la mettre au service du principe de l’amour.
Sandrine Vieillard