Chaque fois que l’individu vit une tension et la réfléchit, c’est-à-dire lui donne une polarité qu’il auto-justifie sur la base de ses systèmes de valeurs rationnels, il vit ce que l’on appelle une diffraction de ses énergies pré-personnelles. Concrètement, cela signifie qu’il perd la qualité première de ce qu’il est, en laissant se diviser en multiples rayons l’énergie d’une source vibratoire dont il s’est coupé. Cette perte d’énergie est automatiquement récupérée par le plan astral qui se nourrit de ses diffractions. Alimenté à profusion, le plan astral se densifie et exerce alors un pouvoir toujours plus grand sur l’individu piégé dans la cacophonie mentale de ses multiples pensées. Plus les pensées l’envahissent, plus l’individu diffracte, plus la domination des plans sur son mental est puissante. La perversité de cette mécanique est qu’étant le plus souvent habité par l’illusion du libre arbitre, l’individu prend ses pensées au sérieux, leur confère une valeur de vérité et se confond avec elles au point de croire que ce qui est généré dans son mental lui appartient et le définit. Se définissant à travers des pensées qu’il croit siennes, l’individu a beaucoup de mal, au sens où il peut souffrir violemment, à se défaire de cette fausse identité qui a constitué ses points d’appui intimes et sociaux dans la vie. Admettre que les pensées viennent d’ailleurs et en faire l’expérience tangible, c’est pour l’individu accepter d’enterrer sa fausse identité et voir s’effondrer les fondements de sa conscience égotique pour s’acheminer vers un inconnu qui n’a pas de nom, qui n’est rien et qui pourtant est le tout en lui.
Sandrine Vieillard