Lorsque l’individu croit la forme qui se présente à lui, il lui donne une valeur. Ce faisant, il la fige à travers les voiles psychologiques de son mental, lui donnant ainsi une densité sous la forme de pensées, d’impressions, ou encore d’actions qu’il vit comme étant une vérité. S’étant ainsi structuré sur la base de ces vérités, l’individu passe son temps à les puiser dans sa mémoire pour les combiner et les articuler dans le but de trouver une cohérence interne. Cette dernière se heurte pourtant régulièrement à de nouvelles formes venant contrarier ses systèmes de valeur préalablement établis. De cette façon, l’individu est constamment mis sous pression et ne parvient pas à construire l’équilibre intégral lui permettant de se vivre en paix. L’attachement à la forme est la garantie de la division interne. Dès que l’individu le comprend, il peut commencer à déjouer les croyances qui lui collent à la peau en abordant les événements de sa vie comme des occasions renouvelées de dévoiler l’occulte, c’est-à-dire d’identifier et de dénoncer les forces en présence qui le font diffracter.
Sandrine Vieillard