19 Lorsque l’individu ne parvient pas à se sentir bien avec l’autre…

Lorsque l’individu ne parvient pas à se sentir bien avec l’autre, il ressent sans le savoir la mémoire des énergies diffractées. Ces énergies diffractées vibrent tellement fort en lui parfois que cela le rapproche d’une souffrance qu’il lui est impossible d’approcher sans être anéanti par elle. Cette souffrance insupportable, que l’individu ne comprend pas et qui finit par l’enfermer dans des schémas de fuite psychologique, est sa déchirure originelle. Généralement, l’individu comprend que ses mécanismes de fuite le coupent d’une part de lui-même et le maintiennent dans un malaise existentiel, mais il sait aussi intimement que sans cette fuite, il ne pourrait supporter la souffrance d’arrière-plan qu’il n’a jamais regardé par peur de s’effondrer. Il est donc moins souffrant pour l’individu de continuer à user des mécanismes de fuite psychologique qui, pour certains, ne sont pas toujours considérés comme tel. On peut citer le surinvestissement dans le travail, l’engagement pour une cause, la recherche permanente de loisirs et de sociabilité… La fuite psychologique peut aussi se vivre dans une version plus introvertie avec la consommation de drogue, la consommation d’alcool, l’addiction aux écrans, à la nourriture, à l’activité sportive, etc. Toutes ses formes peuvent, à un moment, servir d’échappatoire pour ne pas entrer en contact avec soi-même, c’est-à-dire là où se niche une déchirure universelle qui porte en elle toutes les souffrances de l’humanité. Chaque individu le sait parce qu’il le sent. Il n’est pas besoin d’accumuler des connaissances encyclopédiques pour en posséder le savoir. Mais l’individu ne sait pas quoi faire de ce savoir. C’est seulement lorsque les événements de la vie s’orchestrent savamment pour le confronter à sa déchirure qu’il est contraint de la traverser. Il fait généralement tout pour y résister, augmentant de surcroît son malaise. Il devra toutefois comprendre un jour que c’est seulement à l’issue de cette traversée qu’il sera en mesure d’être transparent et d’aimer l’autre.

Sandrine Vieillard

Publié par svieilla

Je m'intéresse à la psyché humaine à la frontière du visible et de l'invisible. J'ai quitté en septembre 2022 mon poste de professeure de psychologie cognitive à l'université Paris Nanterre pour développer une approche de la conscience humaine en dehors des cadres académiques qui me sont apparus en phase d’effondrement. Depuis 2020, je me suis formée à différentes pratiques de soin et d'accompagnement dont certaines sont présentées sur ce site. Dans le même temps s'est dessinée l'obligation de percevoir et de comprendre qu'une nouvelle psychologie devait être déployée (comme beaucoup d'autres champs d'exploration dans l'humanité) au service de l'expansion des consciences humaines et qu'un vaste champ de savoir était à arracher à l'invisible pour en faire une science et non une croyance. Le but étant d'aller à la rencontre de ce qui est réel en chacun de nous. Ce site décrit par ailleurs les soins que je propose dans le cadre de mon activité identifiée sous le n° Siret 902 918 168 000 11.

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