La spiritualité comprise comme une disposition à laisser faire l’univers, à se laisser guider par lui ou encore à nourrir exclusivement la polarité positive de l’existence est une option qui permet à l’individu, s’il ne tombe pas dans une forme d’égo spirituel, de se rapprocher de l’énergie du principe de l’Amour. La spiritualité telle que désignée plus haut, constitue souvent une étape nécessaire dans l’évolution de conscience de l’individu. Toutefois, elle ne lui permet pas de rétablir sa totale autorité sur les plans invisibles parce qu’elle le maintient dans une posture d’assujettissement à un plus grand que lui. En ce sens, la spiritualité est un mensonge de plus dissimulé dans des apparats vibratoires appartenant au haut astral. Objectivement, l’astral n’est à diaboliser mais plutôt à envisager comme le concentré de toutes les croyances humaines accumulées depuis des millénaires et dont la fonction est de servir de filtres protecteurs à l’individu jusqu’à ce qu’il soit en mesure de se supporter lui-même, c’est-à-dire de fusionner avec sa lumière. La possibilité de se supporter soi-même sans faire appel à aucune croyance de quelque ordre que ce soit émerge d’un processus long et souffrant dont la mécanique repose sur une épuration graduelle du mémoriel involutif humain dans les corps éthériques et physiques de l’individu. Ce processus, connu sous le nom d’initiation solaire, mène l’individu à faire l’expérience d’un rapport à soi et d’un rapport au monde fondé sur l’absence de réflexion et de polarité. L’individu qui cesse de se réfléchir entre alors dans un état vibratoire qui lui permet d’être dans l’instantané de lui-même. À ce stade, il commence à comprendre ce que c’est que d’abolir les limites temporelle et spatiale de son psychisme dans l’absence de diffraction à l’égard des événements de l’existence, par le renversement systématique de toutes les occasions de croire à la division, à la fin, à la mort, à la peine, à la suspension, etc. Il commence à comprendre que la convergence de tous les possibles en une seule ligne de temps le propulse dans une continuité de conscience absolue.
Sandrine Vieillard