07 À défaut d’être scrupuleusement examinée…

À défaut d’être scrupuleusement examinée, la question de savoir d’où vient la pensée trouve une réponse immédiate qui consiste à énoncer qu’elle vient du cerveau. Cependant, cela ne répond pas à la question de savoir d’où vient la pensée générée par le cerveau. Dans cette ignorance, et aussi parce qu’il baigne dans un environnement fortement imprégné d’une conception matérialiste de l’esprit, l’individu prend généralement ses pensées et les sentiments qu’elles suscitent en lui comme venant naturellement de lui. Il endosse alors la responsabilité de ses pensées multiples et contradictoires et se croit investi d’un libre arbitre qui le conduit à faire des choix sur la base de jugements rationalisés lui donnant des directions à prendre. De cette manière, l’individu se donne toujours raison. L’expérience montre pourtant que l’actualisation de ses choix n’est pas une garantie d’équilibre et de paix intérieure. L’individu continue donc à souffrir, encombré de pensées dont l’afflux et la dimension contradictoire le jettent dans une incompréhension de ce qu’il vit. Dans le même mouvement, cela l’éloigne de la compréhension de qui il est réellement. En comprenant et en intégrant que les pensées sont une communication vibratoire entre lui et les plans invisibles, l’individu comprend qu’elles viennent d’ailleurs et que sa responsabilité n’est pas de les réfléchir mais d’en faire le tri pour savoir ce qui est mensonger et ce qui relève du réel en lui. Cette capacité à faire du tri à l’intérieur de lui oblige l’individu à cesser de se référer systématiquement aux informations extérieures, aux pensées communément admises ou encore aux injonctions venues de différents sources, qui lui donnent l’illusion de se connaître, pour revenir à ses ressentis vibratoires. Ces ressentis peuvent dans un premier temps être très difficiles à percevoir car ils sont voilés par d’innombrables couches mémorielles auxquelles l’égo adhère spontanément parce qu’il ne connaît qu’elles. C’est en s’extirpant graduellement de ce connu que l’individu parvient à se reconnecter à sa source et à faire le tri dans ses pensées.

Sandrine Vieillard

Publié par svieilla

Je m'intéresse à la psyché humaine à la frontière du visible et de l'invisible. J'ai quitté en septembre 2022 mon poste de professeure de psychologie cognitive à l'université Paris Nanterre pour développer une approche de la conscience humaine en dehors des cadres académiques qui me sont apparus en phase d’effondrement. Depuis 2020, je me suis formée à différentes pratiques de soin et d'accompagnement dont certaines sont présentées sur ce site. Dans le même temps s'est dessinée l'obligation de percevoir et de comprendre qu'une nouvelle psychologie devait être déployée (comme beaucoup d'autres champs d'exploration dans l'humanité) au service de l'expansion des consciences humaines et qu'un vaste champ de savoir était à arracher à l'invisible pour en faire une science et non une croyance. Le but étant d'aller à la rencontre de ce qui est réel en chacun de nous. Ce site décrit par ailleurs les soins que je propose dans le cadre de mon activité identifiée sous le n° Siret 902 918 168 000 11.

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